mercredi 29 août 2007

SkinCeuticals

Plus labo, tu meurs… Avec ses flacons compte-gouttes en verre, ça ne fait pas de doute, cette marque de dermocosmétologie américaine, rachetée par L’Oréal, vise le marché du produit sérieux en pharmacie. On n’est pas là pour rigoler, les formules -non parfumées- revendiquent des concentrations en principes actifs antioxydants bien supérieures à la concurrence, ce qui est assez tentant car, au moins, ces principes actifs là ont déjà fait leurs preuves. Pour rappel : les antioxydants, c’est ce qui permet à la peau de préserver ses cellules en bon état de fonctionnement (c’est aussi pour ça qu’on vous conseille de manger plein de fruits et légumes pour éviter de choper un cancer). Tous les antirides contiennent des antioxydants (vitamines C et E principalement) mais tous ne sont pas également efficaces, souvent pour des raisons de stabilité des vitamines, une fois incorporées dans les crèmes. SkinCeuticals est une gamme construite sur trois axes : prévenir, protéger et corriger. J’ai testé trois produits, « C E Ferulic » un sérum plein d’antioxydants, « Face Cream » une crème de jour et « Hydrating B5 » un sérum réhydratant. Le sérum antioxydant, star de la gamme, est un peu collant et luisant quand on l’applique mais il pénètre très vite. Pas de surcharge sur la peau, ni de boulochage, même en appliquant aussitôt après la crème de jour, particulièrement bien formulée niveau texture. Elle est fluide mais suffisamment riche. Quant au sérum réhydratant, il est à base d’acide hyaluronique. Il est fortement concentré, ce qui se sent dès l’application car il est très glissant sur la peau. Trois gouttes, pas une de plus, suffisent à redonner du « gonflant » à l’épiderme (je vous rassure, ça ne dure pas des heures et on ne se retrouve quand même pas avec les joues d’Isabelle Adjani…). Je l’ai surtout appliqué le soir, comme soin de nuit mais il est peut-être encore mieux juste avant de se maquiller pour une soirée (résultat pas forcément garanti jusqu’à 4 heures du mat…). Les produits sont chers (de 40 à 120 euros pour le sérum) mais, à bien y réfléchir, vu les doses minuscules qu’on utilise, ça reste raisonnable car on en a vraiment pour longtemps. Finalement, de toutes les nouvelles crèmes qui sortent à la rentrée (environ une vingtaine), c’est une des propositions les plus intéressantes (et la moins fun aussi !). Quant à savoir si ces produits vont vraiment empêcher ma peau de vieillir, on en reparle dans vingt ans…

Lire la suite!

lundi 27 août 2007

Egéries chéries

Oui, les mannequins ont du souci à se faire. Enfin pas toutes, les jeunes seulement, parce que les vieilles tops (ah, ah, les vieilles taupes pour ceux qui ne suivent pas…) reprennent du service. Coucou les revoilou, les Linda Evangelista, les Christy Turlington et Claudia qui n’a, de toute façon, jamais raccroché les gants… Et quand ce ne sont pas elles, ce sont les actrices (vieilles aussi) qui s’y collent. Sharon Stone pour Dior, Catherine Zeta Jones pour Elizabeth Arden, Jane Fonda pour L’Oréal et bientôt Kim Basinger pour Lancaster. Totale crédibilité pour vendre des anti-rides. C’est vrai, des belles vieilles, c’est toujours plus malin que des gamines de 15 ans pour vanter les mérites du dernier anti-âge. Le point commun à toutes ces pubs ? Il y a les noms des actrices sur les photos. Ce n’est pas pour celles et ceux qui étaient sur Mars les vingt dernières années mais pour vous et pour moi. Enfin, je ne sais pas vous mais moi, si, j’ai besoin d’y regarder à deux fois. La blonde, là, c’est Sharon Stone ????? Voui, c’est marqué dessus. Et encore, elle on la reconnaît, alors que Catherine Zeta Jones, ce n’est carrément plus la même (d’ailleurs, je préférais la version précédente). La bouche est plus charnue, les paupières comme remontées et l’ovale du visage bien net. Conclusion, pour celles qui ont envie de se mettre dans la peau d’une star, la barre est bien haute. Les plus belles femmes du monde + les meilleurs chirurgiens + les meilleurs maquilleurs + les meilleurs photographes + Photoshop = ça fait du monde à convoquer chaque matin dans la salle de bains ! Ah oui, j’allais oublier un truc super important que tout le monde oublie de dire: les problèmes d’argent, ça file des super grosses rides. Et ce n’est pas Sharon et ses copines qui me contrediront…

Lire la suite!

dimanche 26 août 2007

Les poux reviennent

Mais soyons clairs, ils ne sont jamais partis ! Contrairement à nous, ils ne prennent pas de vacances, ils en profitent même pour faire des gosses (oui, eux aussi). Et même s’ils ne savent pas nager, ils peuvent flotter d’une tête à l’autre dans la piscine ou, encore plus fastoche, passer de tête en tête par le casque de moto (merci la colo !). On tremble dans les écoles : le pou, aujourd’hui, c’est pire que le loup !
Pendant des années, les seules armes efficaces contre les poux étaient des insecticides. Mais pas n’importe lesquels. Le pire, c’est que, certains types d’insecticides, dont on savait qu’ils ne fonctionnaient plus, car les poux étaient devenus résistants, continuaient à se vendre en pharmacies, ce qui a évidemment permis aux poux de continuer à proliférer. Autre absurdité : les shampooing anti-poux, dont la vocation est de débarrasser le cuir chevelu du produit insecticide. Jusque là, rien que de très banal, sauf que les shampooings en question sont moins chers que les lotions traitantes et plus faciles à utiliser. Les gens mal informés pensent qu’il s’agit de shampooings traitants et voilà comment on finit par avoir des écoles entières qui se grattent la tête.
Même les instits, qui conseillent de faire un traitement en prévention, ce qui ne sert absolument à rien. Le shampooing anti-poux est également demandé dans les trousseaux des colonies de vacances. C’est dire si les gens sont convaincus de son efficacité ! La mesure la plus simple serait déjà d’interdire les shampooings anti-poux afin qu’il n’y ait pas de confusion possible entre les produits. Après tout, ces shampooings n’ont pas d’intérêt véritable, si ce n’est de contrebalancer les effets particulièrement agressifs des insecticides. Un espoir toutefois du côté des produits traitants, car il y a du nouveau sur le marché. Non pas un énième insecticide mais un produit qui élimine le pou en l’étouffant (non, on n’entend pas les poux appeler à l’aide…). L’intérêt principal du produit (il s’appelle Pouxit et est vendu en pharmacies) c’est que ce n’est pas un insecticide et que l’on peut l’utiliser souvent, c’est sans danger aucun. La formule est un mélange d’huiles minérales ou végétales. Attention, il faut respecter le mode d’emploi à la lettre (deuxième application 7 jours plus tard pour éliminer les lentes à peine écloses qui ne demandent qu’à s’envoyer en l’air et refaire des petits) et ne pas hésiter à recommencer plusieurs fois, toujours à 7 jours d’intervalle. Ca vaut vraiment le coup d’insister, car, sincèrement, je doute que coller des insecticides puissants sur la tête des mômes tout au long de l’année soit sans effet à long terme (je suis même persuadée du contraire). Le produit commence même à intéresser la concurrence car les autres fabricants lancent des produits similaires. Il y a un anti-poux du même genre qui sort chez Pierre Fabre (marque Itax) et un autre chez Omega Pharma (Paranix). Enfin, si les poux ont élu domicile chez vous, inutile de vous précipiter pour laver toute la literie. Le pou se noie hélas difficilement dans une eau à 30°, en revanche, il ne vit pas plus de 48 heures loin d’une source de chaleur et de nourriture comme une petite tête bien chaude… Enfermez les draps et oreillers dans des sacs en plastique pendant 2 jours avant de tout laver. Sage précaution… Et mollo sur les remèdes « maison » du genre trois gouttes d’huile essentielle de lavande dans le cou de l’enfant comme répulsif. Les huiles essentielles sont des produits très actifs et très puissants qu’on n’utilise pas au petit bonheur la chance, surtout sur des peaux d’enfants bien plus perméables que celles des adultes. Les huiles essentielles passent dans le sang, tout cela n’est pas anodin, mais cela fera certainement l’objet d’un autre article sur ce blog…En attendant, faites passer le message auprès des écoles, car ce n’est pas la peine de prévoir des menus bio dans les cantines si, en même temps, on continue à inonder d’insecticides la tête des enfants…

Lire la suite!

mercredi 22 août 2007

Tempête dans un crâne

Ma bonne conscience écolo (bien en vue et sûre de son bon droit) fait régulièrement la gueule quand ma mauvaise conscience luxe (tapie dans l’ombre et honteuse) bave de plaisir en dépiautant les emballages, suremballages, cartonnages, cellophanages de Chanel, Dior et tous leurs amis chics et chers. Alors, pour avoir l’âme en paix, j’essaye de remplacer beaucoup de mes produits de beauté par des cosmétiques bio. Mais, soyons honnêtes, ils sont souvent moins sexy que les autres (je sais, ça change…) car formuler des produits bio glamour et sympas, c’est nettement plus difficile que formuler des produits classiques (il y a tout simplement moins d’ingrédients à la disposition du formulateur). Raison de plus pour signaler dans ce blog les nouveautés bio particulièrement réussies. Pour parler des produits qui existent déjà, je fais une pub d’enfer aux shampooings Melvita; ils sont doux et efficaces, ils sentent bons et ils ne coûtent pas trop cher pour des bios. Que demander de plus ? Autre merveille : le lait démaquillant «Caresse d’herboriste» de Cattier. Une texture fondante, un flacon pompe, une formule qui ne laisse pas de résidus grassouilles sur la peau et pour finir, une odeur subtile, là où les petits copains ont des odeurs presque trop fortes. En effet, les produits bio, parce qu’ils contiennent beaucoup d’huiles essentielles, ont souvent des odeurs très présentes, limite gênantes pour les museaux délicats. Un petit dernier ? Le «Fluide Hydra-Matifiant Aromatique» Sanoflore. Oui, il matifie vraiment les peaux mixtes, ce qui est déjà un exploit vu le nombre de marques qui s’y essaient sans y parvenir. L’odeur est forte mais sincèrement, cinq minutes après l’application, on ne la sent plus du tout. Le tout à un prix bio aussi, c'est-à-dire qui respecte sa cliente. Bon, ça y est ? J’ai le droit de les tripoter mes maquillages Chanel ?

Lire la suite!

La Terracotta en spray de Guerlain

J’avoue, quand j’ai reçu le produit, je l’ai regardé d’un drôle d’air. Comment pouvait-il espérer arriver à la cheville de la Terracotta en poudre que j’utilise depuis des années, hiver comme été, pour me donner bonne mine (je précise que j’ai la peau tellement pâle au naturel que quand j’étais petite les gens demandaient toujours à mes parents si j’étais MALADE !!!). Pour en avoir le cœur net, direction la salle de bain. D’abord, j’ai un peu tourné pour trouver le bon endroit, ce n’est pas immense mais les murs sont blancs ! Vous visualisez le loupé de spray maronnasse sur le mur ? Une fois prête, j’ai réalisé avec horreur que mon peignoir aussi était blanc. J’ai foncé dans le tas de linge sale récupérer un tee-shirt noir et au boulot. J’ai fermé les yeux, appuyé deux secondes sur le spray positionné à 20 centimètres de mon visage et je me suis regardée dans le miroir. Et j’ai éclaté de rire. En fait, quand on se vaporise un produit sur le visage, le réflexe est de bien plisser les yeux pour éviter que le produit n’y pénètre. C’est ce que j’ai fait et les ridules du coin des yeux sont ainsi restées bien exemptes de produit. Cela me faisait de fins traits blancs en étoile autour des yeux ! En revanche, partout ailleurs, le résultat était superbe. La texture se fond bien à la peau avec un rendu plus naturel que la poudre et la couleur parfaitement dosée (l’essai a été réalisé avec la teinte claire). Entre-temps, je l’ai utilisé différemment, en vaporisant le produit dans mes mains et en les appliquant sur mon visage. En me dépêchant parce que ça sèche quand même assez vite. Ca me donne presque l’illusion d’être vraiment bronzée. C’est, à mon avis, un produit intéressant quand on n’applique que ça sur sa peau alors que la Terracotta en poudre sert plutôt en finition. Cet été, d’autres marques ont proposé le même type de produit mais franchement ratés car la couleur était trop orange.

Lire la suite!

mardi 21 août 2007

Avis de disparition : les shampoings pour cheveux gras

Oui, vous avez bien lu, les shampooings pour cheveux gras sont en train de disparaître des rayons des supermarchés. Inutile de trembler si vous êtes concerné par l’affaire, je vous rassure, le marketing, qui pense à tout, s’est juste chargé de renommer les produits afin de les rendre plus attractifs. Ils ont dû s’apercevoir que c’était trop la « teuhon » d’avoir un flacon de shampooing pour cheveux gras dans sa salle de bains ou pire dans le caddie avant la caisse, coincé entre les protège-slips et le déodorant 48 h. Désormais, les shampooings en question ont donc des dénominations qui définissent le symptôme, par exemple : « cheveux regraissant vite » les intéressés se reconnaîtront facilement vu que les cheveux secs ne risquent pas de « regraisser », faudrait déjà qu’ils graissent…On a aussi des noms de produits qui évoquent ce que l’on est censé ressentir quand on a les cheveux gras « cheveux plats et mous, sans énergie » comme si ça ne sapait pas déjà assez le moral, ou encore des noms qui nous laissent imaginer comme la vie serait belle si on n’avait pas les cheveux gras et c’est là que ça devient franchement loufoque avec, par exemple « pour cheveux épris de liberté ». Oui, toi aussi tu ne le savais pas mais le cheveu gras est un cheveu prisonnier… Bref tout le monde tourne autour du pot, pardon du flacon, et pendant ce temps-là, nos cheveux sont toujours aussi gras, car malgré toutes ces nouvelles formules et ces nouveaux noms, rien n’y fait, on ne peut pas réduire la sécrétion de sébum avec un shampooing, hélas. Croyez bien que je le déplore car depuis le temps que j’essaye… Alors que faire ? Les perfectionnistes se lavent les cheveux tous les matins. Contrairement à une idée fort répandue, les cheveux ne s’en portent pas plus mal, à condition d’effectuer un shampooing choisi pour « usage fréquent » dans des gammes plutôt « dermato-pharmacies » que « mousse en folie-hypermarché ». Sans frotter, ni griffer et en rinçant beaucoup, mais ça, c’est valable pour tous les types de cheveux. Personnellement, c’est ce que je fais pour mes cheveux depuis plus de dix ans (depuis un an mon chouchou absolu est le "Repulpant Volumateur Dercos" de Vichy) et ils ne sont pas devenus plus gras, ni plus fins, ni plus moches, ça n’a strictement rien changé sauf que je ne fais plus de taches sur les oreillers (arrête ! t’es trop beurk). Autre piste : les shampooings à base d’argile -les vrais, pas ceux qui n’en ont que 0.001%...(Argéal de Ducray est impec), parfaits pour ceux et celles qui peuvent tenir avec un shampooing tous les deux ou trois jours. Attention, leur formule peut surprendre, ça ne mousse pas du tout comme un shampooing classique, il faut émulsionner très progressivement et prendre son temps. Au finish, ça vaut le coup car le cheveu est bien léger et on ne risque pas de se gratouiller la tête comme avec certains shampooings qui auraient plus leur place au rayon liquides vaisselle que shampooings. En effet, l’argile, possède un effet apaisant très agréable sur les cuirs chevelus gras et souvent sensibles.
A part ça, du côté du marketing des shampooings, il y a plein d’occasions de rigoler. Ne nous privons pas. Mes préférés, ce sont les shampooings pour cheveux fatigués. Là, j’avoue, je ne vois pas. Pourtant 20 ans de rubrique beauté dans la presse féminine auraient du m’entrouvrir les yeux mais non. Je sais quand moi je suis fatiguée, généralement parce que je n’ai pas assez dormi, mais mes cheveux ? Ont-ils une vie en dehors de la mienne ? Sortent-ils le soir sans que je le sache ? Arrivent-ils à regarder la fin du débat chez Delarue alors que je ronfle sur le canapé ? Que ceux qui ont les cheveux fatigués m’expliquent, je ne demande qu’à comprendre !

Lire la suite!