dimanche 11 novembre 2018

Bon alors, les applis beauté, tu en penses quoi ?

Yuka, QuelCosmetic, Clean Beauty… Enorme débat depuis cet été avec mes copines et mes collègues entre celles qui sont carrément pour et d’autres qui crient à l’arnaque. En résumé, celles qui sont « pour » sont les novices de la beauté (souvent les mêmes qui rechignaient à utiliser des cosmétiques bio), pas des consommatrices pointues et, jusque là, pas regardantes sur la compo mais qui ont commencé à flipper avec les histoires de perturbateurs endocriniens et autres. Les « contre » sont souvent des pro de la beauté, effarées qu’on dise oui ou non à un produit sans y mettre davantage de nuance. Voici donc le moment de vous livrer mon avis et ce n’est pas simple. En vrai, je suis un peu « pour » les applis et beaucoup « contre ». Le « pour » c’est que ça secoue le cocotier de toutes ces marques qui s’endormaient sur leurs compos ou mettaient beaucoup de temps à reformuler, ça met le doigt sur des formules pas géniales (genre on s’attend à ce qu’un lait corps à 2 euros soit moyen mais quand on découvre que la formule à 25 euros est quasi identique, c’est troublant). Le bon point c’est aussi que les applis s’améliorent sans cesse car au début, c’était truffé d’erreurs monumentales.
Maintenant, passons au « contre » : déjà certaines applis fonctionnent en open-source et ce sont les utilisateurs qui entrent les codes-barres. Une hérésie, certains codes barres ne correspondent pas à la compo actuelle du produit car elle n’est pas destinée à ça à la base, mais au référencement. On met donc des notes à des formules qui n’existent plus. Quand les marques découvrent ça et demandent une rectification, les applis disent « oui mais dans six mois car on est débordés » ! Ensuite on met plein de choses sur le même plan : des graves comme les perturbateurs endocriniens potentiels (et là on marche sur des oeufs car il y a aussi des ingrédients naturels qui sont perturbateurs endocriniens) comme des moins graves, avec la possibilité d’irritation (bon, c’est un exemple mais un produit aux acides de fruits c’est forcément irritant si on l’utilise trop souvent mais en même temps il n’y a pas mieux pour lisser la peau). On ne fait pas assez le distinguo sur les publics auxquels ça s’adresse, si le produit est rincé ou non. Certaines rejettent l’ingrédient dès lors qu’une publication l’a considérée comme « à risque ». Tant pis si le protocole de l’étude n’est pas sérieux et n’a servi qu’à faire du buzz. D’autres applis, heureusement, ne s’appuient que sur des avis scientifiques validés. On nie aussi le travail de formulation (qui est un vrai métier validé par des diplômes…), le rapport des ingrédients les uns par rapport aux autres ou la dose utilisée. Exemple perso : je n’utiliserai jamais un sérum qui contient des silicones en haut de sa liste INCI. Pourquoi ? Parce que c’est un soin et que les silicones ne servent à rien dans un soin, elles apportent un toucher velouté mais, selon moi, font obstacle aux autres ingrédients dans la formule. En revanche, dans mon maquillage pour le teint, les silicones, c’est top, c’est ce qui rend aujourd’hui les fonds de teint si légers et je n’ai pas envie de m’en passer totalement. Par ailleurs, si on veut totalement éviter tout ingrédient controversé, pourquoi ne pas choisir des cosmétiques bio ? C’est bien plus facile qu’une appli ! C’est ultra-contrôlé et ce n’est même pas plus cher. Avec les applis, on a aussi l’impression que les cosmétiques classiques sont bourrés de cochonneries. Ce n’est pas le cas, la législation européenne est la plus stricte au monde sur la question. Il y a des batteries de tests pour savoir si on autorise tel ou tel ingrédient et dans quel type de formules. Ensuite, il y a aussi des cas problématiques : les filtres solaires, ce n’est bon ni pour l’homme ni pour la planète. Est-ce qu’on dit aux gens d’arrêter de se protéger alors que les cancers de la peau sont en augmentation constante depuis 50 ans (et qu’on sait que dire aux gens de ne pas se mettre au soleil ne fonctionne pas) ? Et puis comment on choisit quand une appli donne le feu vert à un produit tandis qu’une autre appli le met au contraire en rouge ? En conclusion, le gros problème pour moi mais c’est aussi le reflet de notre époque, c’est de vouloir tout résumer à un pouce levé ou un pouce abaissé. Tout n’est pas blanc ou noir, il y a plein  nuances de gris (ouarf !). Raison pour laquelle je vous assomme avec mes post de deux kilomètres ! Mais n’hésitez pas à commenter, le débat est ouvert et je suis prête à entendre tous les arguments…

mercredi 7 novembre 2018

Mascaras : le sexe les inspire


Qu’est ce qu’ils ont tous à surfer sur l’imaginaire du sexe pour vendre des mascaras ? Après Better than sex de Too Faced voilà Climax de Nars (orgasme en anglais). En même temps chez Nars, on avait déjà Orgasm pour le blush, donc…Enfin, on a beau dire que la taille ne compte pas, un mascara c’est quand même riquiqui. Je m’égare. Climax de Nars est-il à la hauteur ? Ben, désolée mais avec un nom comme ça, si prometteur, on attend forcément un effet waouuuu. Alors qu’en fait oui, c’est un très bon mascara, très équilibré, bien volumateur mais pas non plus révolutionnaire. La brosse est dodue et la formule ne fait pas de paquets, son gros avantage étant de ne pas cartonner les cils qui restent doux et aérés. Mais, le souci quand on promet Rocco Siffredi c’est qu’il ne faut pas envoyer son arrière-cousin par alliance, sinon y a déception. Donc oui c’est un bon produit mais « Climax » on va peut-être se calmer, hein (et il coûte 25 euros). 

dimanche 4 novembre 2018

gestion de la miniature


C’est le problème des bagages du week-end, pas le problème en partant mais le problème en revenant. Des miniatures, j’en ai plein. Mais alors des wagons. Parce qu’on m’en envoie, parce que je ne résiste pas quand je suis dans un hôtel de luxe à prendre celles qu’on m’offre quand les marques sont top. Bref, pas de souci d’approvisionnement. Le souci, c’est plutôt le stockage (ça fait du monde dans la trousse de toilette) et le méga souci, c’est la miniature entamée. Celle que tu as utilisé trois jours et dont tu sais qu’elle ne pourra pas faire trois jours de plus mais que tu ranges quand même dans la trousse de toilette, car on ne sait jamais, quand tu partiras une seule nuit, elle te servira (entre-temps tu auras oublié évidemment). Je voudrais bien m’obliger à les finir en rentrant mais comme tout le monde j’imagine, je range directement la trousse sans l’ouvrir. J’ai juste réussi à faire un truc intelligent, c’est remplir à chaque fois mon mini-flacon d’eau démaquillante et n’en avoir donc plus qu’un seul, rechargeable. Je remarque aussi que je galère toujours un peu pour l’après-shampooing; il y en a peu en petits formats. Et au fait, pourquoi est-ce qu’il n’y a quasiment jamais de tubes de dentifrice offerts dans les hôtels ? C’est le seul produit dont on ne peut vraiment pas se passer et qu’on oublie à tous les coups !