dimanche 20 janvier 2019

Poudre de shampooing, Coloré par Rodolphe


Journaliste de l’extrême, je vous dis… Car attention, aujourd’hui, j’ai testé pour vous le shampooing en poudre Coloré -c’est la marque, le shampooing n’est pas coloré, je sais c’est troublant- et j’avoue que le truc fait un peu peur. A tel point que ça fait quelques mois qu’il traîne chez moi en attendant le test, j’aurais du le faire plus tôt. La formule, naturelle, est à base d’argile, il faut la saupoudrer sur les cheveux mouillés, masser et laisser poser 2 minutes. Pas hyper simple à utiliser car on ne voit pas combien on en met (à moins d’avoir des yeux sur le dessus de la tête). Aucune idée non plus de combien j’en ai utilisé : la moitié de la boîte ou quelques grammes ? Difficile de dire car c’est tellement léger qu’on a du mal à évaluer. Je pense que j’en ai mis beaucoup car au début, j’avais un peu de mal à le faire mousser et ensuite j’avais une mousse de dingue sur la tête ! Donc, il faut bien masser sans s’impatienter et surtout bien répartir. Le conseil, c’est d’en utiliser l’équivalent d’une cuillerée à café pour toute la tête. Au final, ça fait les cheveux hyper légers, j’adore et je vais le garder pour partir en voyage car c’est encore plus pratique que le shampooing solide. Je le conseille vraiment à celles et ceux qui ont les cheveux plats, fins et gras (bonjour le glamour !). Mais trop compliqué pour les cheveux longs et de toute façon, après-shampooing obligatoire sur chevelure mi-longue, sinon c’est de la paille (comme avec toutes les compositions très naturelles). Il coûte 20 euros (la marque dit que c’est équivalent à 400 ml de shampooing classique mais chez moi ça fera sans doute moins).

mercredi 16 janvier 2019

Cica Natura, Sanoflore


C’est le genre de produits dont on se demande pourquoi la marque ne l’a pas sorti plus tôt. Tellement évident pour une marque bio de proposer une huile anti-vergétures pour les femmes enceintes ! Surtout quand on sait que le « passage au bio » est principalement lié pour les consommatrices à l’attente d’un enfant (et comme on les comprend…). Et c’est à ce point que je me demandais ce que mettent les femmes enceintes « bio » sur leur ventre pour éviter les vergétures. Réponse : Weleda qui truste le marché; Sinon gros succès aussi de Bi-Oil que je ne recommande pas car essentiellement à base de paraffine, sous-produit pétrolier. Pas très mauvais pour la peau mais tant qu’à faire des bébés, autant essayer de leur préserver la planète. Bref, je m’égare. Alors Cica Natura, il y a quoi dedans ? Des huiles d’olive et d’amande, c’est 100 % naturel. Pour la texture, c’est de l’huile pas de doute, rien à dire là-dessus, il faut bien la masser et même si la marque revendique une action curative sur les vergétures encore fraîches (moins de 3 ans), je vous garantis que ce genre de produit fonctionne mieux préventivement. La vergéture, c’est une cassure du derme qu’on peut atténuer mais pas faire disparaître. Précision d’importance pour celles qui sont concernées par une prochaine grossesse, appliquer un produit anti-vergétures est vraiment primordial pour les éviter mais hélas, le résultat n’est pas garanti… Et il y aura aussi toujours des filles qui n’auront rien appliqué et pas une seule vergéture (en général c’est la même qui a perdu tous ses kilos de grossesse 15 jours après l’accouchement). Côté senteur, c’est discret et assez neutre, conçu pour les odorats ultra-sensibles des femmes enceintes. Deux mots aussi sur le flacon, pratique, léger pas trop gros. Et le produit coûte 28 euros.

dimanche 13 janvier 2019

Immortelle Reset Nuit, L’Occitane


Encore un produit avec une texture étonnante : des petites billes d’huile dans un sérum (ou le contraire). Les petites billes fondent sur la peau et sont à base d’huile essentielle d’immortelle dont les propriétés réparatrices sont top. Au menu, on y trouve aussi des extraits de marjolaine pour aider la peau à récupérer (quand elle a bien bossé pendant la journée ?) et d’acmella pour lisser la peau. C’est tout doux sur la peau, confortable comme une huile mais aussi vite absorbé qu’un sérum. J’adore la texture moelleuse et l’effet repulpant est visible sur ma peau (autant qu’un cosmétique peut le faire, je n’ai pas rajeuni de dix ans pendant la nuit !). La senteur est peu prononcée mais fraîche. Il coûte 54 €. D’ailleurs, en passant, je vous recommande l’huile essentielle d’immortelle (hélichryse) dont on peut mélanger quelques gouttes dans de l’huile végétale pour l’appliquer sur un bleu, c’est assez magique, pensez-y la prochaine fois que vous massacrez votre mollet dans la table basse en verre (moi, une fois par mois environ). On peut aussi l’utiliser de la même façon sur la peau, mais c’est moins agréable qu’un soin. C’est une huile essentielle assez chère (environ 20 € le mini flacon de 5 ml) mais on en utilise de toute façon très peu.

mercredi 9 janvier 2019

La yoga skin, je connais…

C’est le dernier tuto à la mode et ça consiste à saturer sa peau d’illuminateur et à rajouter du blush. En gros se faire une peau comme après la séance de yoga. En fait, moi quand je sors du yoga, j’ai davantage envie de rentrer prendre une douche que montrer ma peau. Et puis la peau qui brille avec du blush, je connais déjà : c’était ma peau grasse et dégueulasse quand j’avais quinze ans et que je ne savais pas très bien me maquiller. Je préfère encore les rides…

dimanche 6 janvier 2019

Tu nous fais un best-of 2018 ?

Aïe, je n’avais pas prévu que vous me le demandiez mais maintenant je suis obligée de répondre ! Et c’est le post qui aurait du venir se placer avant le précédent sur les ingrédients… Bref, du grand n’importe quoi chez moi mais tant pis ! Le bilan de 2018, de mon petit point de vue, c’est une énorme remise en cause des marques établies : oui on dirait bien que les consommateurs/trices de beauté ont aussi enfilé leur petit gilet de couleur fluo. Appli en mains dans les rayons (Yuka etc), on traque le perturbateur endocrinien, on pense que les marques nous prennent pour des imbéciles (et, hélas, on n’a pas complètement tort). La grosse casse, c’est dans les marques de soins vendues en parfumeries, elles ne font plus vraiment envie, sauf Dior et Chanel sur le makeup. Du coup, tout le monde revoit sa copie et certaines marques « naturelles » franchissent le pas du bio, c’est le cas de Decléor mais d’autres devraient suivre. Certaines font même le pari d’être bio sans l’afficher, un comble (on en reparlera dans l’année). D’autres encore remplacent très discrètement leurs huiles minérales par des végétales, comme quoi la pression des consommateurs, il n’y a que ça de vrai ! La pharmacie rafle la mise sur le tradi et le bio, pourtant difficile de s’extasier sur la pertinence des conseils prodigués. Le grand gagnant de l’année pour moi, c’est Sanoflore, j’adore tous leurs produits et toutes les copines à qui je les conseille sont satisfaites, y compris et surtout pour traiter les imperfections. La marque coche toutes les bonnes cases : bio, pas trop chère, facile à trouver. Le fait qu’elle soit la propriété d’un grand groupe souvent honni des afficionados du bio (L’Oréal) ne semble pas déranger. Enorme retour du savon, lui aussi écolo et pas cher et maintenant ultra-chic (chez Cosmydor, Ciment Paris = jolis comme des carreaux de ciment que tu adorerais refaire ta salle de bains avec…). La beauté sur internet commence à bien faire bouger le secteur, ça ronronnait et là, ça rugit avec plein de nouvelles marques souvent étrangères qui essayent de rafler leur part du gâteau : par exemple Paï et Ren. Le grand paradoxe, c’est que le maquillage bio n’arrive pas à décoller. Les marques qui se vendent le mieux sont toujours celles qui ont les compositions les moins naturelles, peut-être parce que les grosses consommatrices de makeup sont très jeunes et peu soucieuses de leur santé. On dirait que ça préoccupe les femmes après 25 ans, mais tout ça est très logique. Beaucoup d’ailleurs confondent « vegan «  et « bio », et plus une marque ne peut se lancer en maquillage sans être vegan, les jeunes femmes y font très attention. Là encore ce n’est que mon petit point de vue mais le véganisme en matière de makeup ce n’est pas très compliqué à faire hein. On ne fabrique généralement pas les rouges à lèvres avec du jus de viande. Donc, hormis un colorant d’origine animale et des sous-produits alimentaires type cire d’abeille, rien de bien révolutionnaire dans le maquillage vegan. Ah, j’oubliais aussi, à propos de vegan, la répression des fraudes tape du poing sur la table pour inciter les marques à supprimer la mention « non testé sur les animaux » qui laisse entendre que ceux qui ne l’indiqueraient pas feraient des tests sur animaux, ce qui n’est pas le cas, puisque c’est interdit par la règlementation européenne. Ci dessous, un extrait du communiqué :
« La DGCCRF rappelle que l’expérimentation animale portant sur les produits cosmétiques est interdite par la réglementation européenne. Par conséquent, l’allégation “Non testé sur les animaux” est abusive et ne doit pas figurer sur ces produits. » >…<  L’utilisation de ces mentions constitue une pratique commerciale trompeuse au sens de l’Article L. 121-2 du Code de la consommation dès lors qu’elles contiennent ou véhiculent des éléments susceptibles d’induire en erreur le consommateur. 

Et voilà, la prochaine fois ce sera une amende…

mercredi 2 janvier 2019

2019 : l’année de l’ingrédient ?


Bonne année les ingrédients ! Réjouissez-vous, pendant ces douze prochains mois vous allez être au coeur de toutes les questions cosméto. Entre reformulations en tous genres pour passer au travers des mailles du filet « applis assassines » et mise en avant d’un seul ingrédient pour un nombre incroyable de marques, il va falloir rester à jour en biologie. Par exemple, c’est le socle d’une marque comme The Ordinary qui vend des petits flacons ambiance labo avec le nom de ce qu’elles contiennent (exemple « acide hyaluronique » et non pas « coucou, je suis la crème qui t’enlève 10 ans en 10 minutes »). C’est précis, fiable, plutôt bien fait et, cerise sur le gâteau, pas cher du tout (de 10 à 20 euros). L’idée c’est de s’automédiquer selon les besoins de sa peau (car cette année tout le monde est aussi devenu dermato d’un seul coup). Au passage je signale que Etat Pur, mes chouchous font ça depuis longtemps mais ils étaient très en avance sur leur temps. Alors, dans cette grande mouvance, il y a aussi des petits malins qui surfent sur la vague mais ne proposent pas des trucs fabuleux, The Inkey List par exemple, plutôt prometteur avec leur nom qui fait référence à la liste INCI mais pas révolutionnaire puisque dans certaines formules on a noyé les ingrédients dans un grand bain de silicones (en 2 eme position dans la liste inci, c’est pas très novateur hein). Bref, tout ça c’est pas mal mais, quand même -je me répète je sais-, formulateur c’est un vrai métier. Et certains ont un talent fou pour doser idéalement l’acide hyaluronique en l’associant à des tas d’autres molécules intéressantes. Souvent un ingrédient seul ne fait pas tout le boulot, c’est l’assemblage qui compte, comme pour une sauce en cuisine.

dimanche 30 décembre 2018

Brow Struck, Kat Von D


Ceci n’est pas une ombre à paupières dorée et pourtant on jurerait ! Non c’est une ombre à sourcils, destinée à les densifier et ça s’applique au pinceau court et ferme. Je l’ai testée parce que j’étais intriguée par le produit : comment un truc visiblement pailleté pouvait me faire des sourcils naturels ? Et bien pourtant si, ça marche et mieux que bien. La poudre, très compacte, comble et uniformise avec une facilité déconcertante. En gros, tous les crayons, cires etc peuvent aller se rhabiller. Surtout que la chose est waterproof et contient des pigments réflecteurs qui apportent du volume et de la densité. Le fini irisé ne se voit pas à l’oeil nu (oui c’est magique) mais donne de l’éclat. Sur la photo, je montre la teinte « Blonde » que j’utilise et je conseille de choisir plutôt une nuance un poil plus claire que sa nuance naturelle car ça intensifie suffisamment sans qu’il soit utile de foncer. Le prix ? 19,99, dispo en 7 teintes.