dimanche 23 juillet 2017

plus de boutons en été, c’est normal ?

Voilà le message d’Alexandra : « J’entends souvent dire que les boutons sortent en septembre, quand on rentre car la peau a été épaissie par le bronzage. Ce n’est pas mon cas, je ne m’expose pas le visage, je ne suis pas bronzée et, chez moi, les boutons prolifèrent dès qu’il fait un peu plus chaud et pas à la rentrée. Dis-moi comment y remédier. »
C’est assez courant. En fait, quand il fait chaud, le sébum est plus fluide et la peau est donc un peu plus grasse. De plus, on transpire facilement et cela plaît bien à la flore microbienne présente sur la peau. Pas de recette miracle pour éviter ça mais déjà, changer un peu sa routine de soins peut valoir le coup. On adopte des produits moins riches pour assécher la peau (ou carrément des cosmétiques anti-acné), on la poudre pour la journée (ça a un effet asséchant qui peut faire la différence) et, surtout, on est ultra-rigoureuse sur le nettoyage car la peau grasse retient tout ce qui vient se coller à sa surface, ce qui donne des boutons.  

mercredi 19 juillet 2017

Et l’objet le plus feignasse de l’année est….


…le pinceau qui tourne tout seul (enfin avec une pile dedans quand même) pour appliquer son fond de teint. Je ne sais pas dans quelle cervelle bouillonnante (=malade ?) a germée cette idée, mais j’avoue que je suis bluffée. Donc, pour celles qui trouveraient que c’est fatigant de passer le pinceau sur son visage, celui-là fait le boulot. Ou alors c’est pour celles qui ont une tendinite ? Et là, je pose la question, si ça se trouve ma vieille tendinite de l’épaule, c’est pas du tout la souris de l’ordi c’est peut-être parce que je me maquille trop (abîme de perplexité…). Hélas, « Blend Smart » -c’est son petit nom- ne se lave pas tout seul ce qui va sûrement rebuter les plus feignasses parmi les feignasses qui préfèreront toujours leurs doigts, lavables plus rapidement. Et pour la poilade, je conseille le site de la marque, un monument dans le genre « traduit par Google », avec, par exemple, des conseils pour appliquer des « fondations liquides »… 

dimanche 16 juillet 2017

The Bare Naturals, Bareminerals


Est-ce qu’on a besoin d’une palette avec autant de couleurs ? Non. Est-ce qu’on a besoin d’une palette de plus alors que le tiroir à maquillage ne peut plus fermer ? Non. Est-ce qu’on a besoin de savoir que les couleurs ont été inspirées par la Californie ? Non (et même on s’en fout totalement). Est-ce qu’on a besoin de dépenser 45 euros dans une palette de makeup ? Sûrement pas. Est-ce qu’on utilisera toutes les couleurs de la palette ? ça m’étonnerait… N’EMPÊCHE… Depuis que je l’ai dans ma salle de bains, je l’utilise tout le temps et je l’adore car ses 14 nuances de tons sable/bruns se mixent idéalement. C’est du nude subtil. La matière est très douce et super facile à appliquer et à dégrader. Ah, si, quand même un argument en sa faveur : elle est aimantée, c’est super pratique. Et elle est assez plate, en forçant un peu, j’arrive presque à fermer le tiroir…  

mercredi 12 juillet 2017

En faire plus, part two (en se faisant aider)


Tiens ça faisait au moins deux mois que je n’avais pas parlé de Bobbi Brown, donc j’ai le droit, non ? Et c’est chez elle que je vous conseille d’aller pour apprendre à vous maquiller ou pour changer un peu votre routine. Les leçons sont très calibrées pour avoir exactement ce qu’on recherche (par exemple « mettre en valeur mes yeux » ; « maquiller mes sourcils » ; « avoir l’air moins fatigué ») et durent 15 ou 20 minutes. Et la plupart sont gratuites, évidemment on vous conseillera des produits à acheter et on vous fournira une « face chart » mais sans obligation aucune. Cela dit, ça peut valoir le coup, de toute façon, d’acheter enfin le fond de teint adapté à sa carnation ou le bon anti-cernes. On peut réserver en ligne sur le site de bobbi brown, c’est très bien fait et rapide. Maintenant, deux mots sur ce genre de prestations, tout dépend bien sûr de la maquilleuse sur laquelle on tombe, il peut y avoir de super pro et d’autres qui le sont moins, je ne connais pas toutes les maquilleuses de chez Bobbi mais les quelques unes avec lesquelles j’ai été en contact étaient toutes très au point. Côté pratique, le plus simple est d’arriver pour la leçon avec le visage démaquillé, comme ça, on peut attaquer directement.  

dimanche 9 juillet 2017

En faire plus (sans en faire trop…)


C’est Kathleen qui me pose cette question : elle a une super fête dans deux semaines et elle voudrait un maquillage au top, pas se transformer complètement mais être mieux que tous les jours. C’est marrant parce que c’est un sujet qui revient régulièrement. Vous êtes nombreuses à dire « je sais me maquiller au quotidien, mais pour un truc exceptionnel, j’ai du mal à faire différemment, j’ai peur de rater et de ressembler à une drag queen… ». Bon, je ne peux pas me déplacer dans votre salle de bains mais j’ai quand même plein de petits trucs pour upgrader un makeup. Déjà, travaillez votre teint, c’est primordial et ce n’est pas une question de quantité de fond de teint sur le visage (au contraire hein) mais d’uniformité, surtout pour un maquillage du soir. Et ce n’est pas difficile, on doit juste fondre la matière à la peau pour un joli résultat et poudrer un peu pour que ça tienne. Si vous avez des doutes, allez voir les tutos de Lisa Eldridge, la makeup artist anglaise, elle montre vraiment comment faire (sur des vieilles, des jeunes etc). Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec un travail sur les ombres à paupières, laissez tomber, ça peut être compliqué et si c’est raté, difficile de « défaire ». Mais ne laissez pas la paupière nue, appliquez une ombre beige pour unifier, surtout dans le coin interne pour éclairer le regard (c’est là que la fatigue se voit). Misez tout sur le mascara et surtout sur le recourbe-cils. A défaut, et avant que le mascara ne soit sec, appuyez le bout des doigts dix secondes sur les pointes des cils pour les recourber. Dans la même idée, une base de mascara fait bien le boulot aussi car ça allonge les cils. A la différence du mascara, ne l’appliquez pas trop près des racines car les fibres pourraient migrer dans les yeux. Posez ensuite le mascara (un bon gros volumateur) dans la foulée sans attendre que ça sèche. Forcez aussi sur le blush car le soir, la lumière électrique aplatit tout. Avec ça et si vous n’avez pas réalisé un maquillage des yeux trop sophistiqué, tentez le rouge à lèvres ultra vif et mat, c’est facile et ça fait son effet, surtout quand on ne porte que ça ou presque. Oubliez les paillettes et les enlumineurs, difficiles à porter et à doser et qui marquent la moindre petite ridule. Dernier petit conseil et pas des moindres : faites des essais avant, c’est payant.

mercredi 5 juillet 2017

Le blush crème : le secret de la fake bonne mine


N’ayez pas peur ! J’en vois déjà certaines un peu crispées à l’idée de se tartiner de blush crème, la trouille de ne pas savoir doser. Et pourtant, rien de plus simple. Bon, évidemment, on met ça avant d’appliquer une poudre, donc soit sur la peau nue, soit après le fond de teint (compact pour moi comme dab). S’il est en stick (les plus pratiques à mon avis), on trace un gros rond là où la joue est bombée quand on sourit (c’est imparable, pas de risque de se louper en faisant comme ça) et ensuite, du bout des doigts, on fond à l’ensemble de la joue. On obtient ainsi une sorte de teint de base en mode été et on peut tout à fait ajouter encore du blush poudre par dessus si on trouve ça trop pâle. Celui que j’utilise en ce moment est le stick belle mine naturelle N° 23, les beiges, Chanel, et c’est une nuance que je qualifierais de « rose/orangé/doré ». Il coûte 40 euros mais il y en a un pas mal à 7 euros chez Kiko. Et non, le résultat n’est pas le même quand on met du rouge à lèvres sur les joues. C’est souvent trop pigmenté et ça laisse des traces roses bizarres. 

dimanche 2 juillet 2017

Laboté : quelque chose bouge en cosméto



Même si vous ne travaillez pas dans l’industrie de la beauté ou la presse, vous avez dû constater que c’est un peu le souk en ce moment au pays des cosmétiques. Le soin de luxe se vend de moins en moins bien, les marques vendues en pharmacie ont pris le dessus et les articles de 60 Millions ou Que Choisir finissent de semer le doute dans l’esprit des consommatrices. Ce qui explique sans doute l’engouement énorme (la boutique ne désemplit jamais) pour Aroma-Zone et ses kits de produits à fabriquer soi-même. Et puis, il y a un autre phénomène, lié à ça aussi, c’est l’émergence d’un tas de nouvelles petites marques. Il y en a vraiment beaucoup et elles se positionnent dans une démarche radicalement différente de ce qui existe. La plus intéressante pour moi, c’est Laboté. C’est une boutique rue Madame (quartier chic près de St Sulpice à Paris) où on vient faire fabriquer sa crème sur-mesure. Sa créatrice, jeune pharmacienne très impliquée dans la cosmétique, y a installé un petit labo où elle prépare le produit pour la cliente en dix minutes. On remplit d’abord un questionnaire sur l’état de sa peau, ses attentes, ses goûts en matière de texture et d’odeur du produit (et ça c’est génial parce que c’est une vraie question pour beaucoup d’entre nous), puis la prescription est réalisée dans la foulée. Ce qui change par rapport aux marques qui personnalisent leurs produits ? Là, ce n’est pas une base que l’on customise mais une nouvelle formule perso à chaque fois. Les actifs, végétaux et bio, sont choisis en fonction des besoins de la peau, ils sont assez fragiles et leur durée de vie est limitée; pour cette raison, ils sont stockés en petites quantités. C’est le circuit court en version cosméto. On a le choix entre plusieurs textures et trois fragrances (naturelles aussi) dont on peut doser l’intensité, on rajoute aussi des poudres matifiantes si besoin ou du glow si, au contraire, on veut briller un peu. Pas de conservateurs dans les formules, la crème ou le sérum sont prévus pour durer trois mois, le temps de leur utilisation. Laboté n’utilise pas d’huiles essentielles pour des questions de tolérance. Evidemment, pas non plus d’ingrédients douteux ou polluants, donc pas de silicones ni d’huiles minérales. Et, contrairement au fait maison, c’est ultra-safe et traçable (comme dans une production industrielle, chaque prescription fait l’objet d’une petit échantillon avec son numéro de lot conservé au labo en cas de souci) et bien plus technique dans la formulation. Quant au prix, je le trouve correct pour un produit sur-mesure, ma crème a coûté 65 euros. Reste à savoir maintenant si le concept est déclinable dans plusieurs points de vente mais c’est d’ores et déjà super excitant, une vraie nouvelle voie (c’est dans l’air du temps).