mercredi 14 novembre 2018

Decléor passe au bio

Et c’est peut-être le début d’une longue série de changements de cap des marques qui misent sur les plantes. Car Decléor, c’est depuis son origine le spécialiste des huiles essentielles, et c’est vrai que ça paraît étrange aujourd’hui de travailler sur les huiles essentielles sans qu’elles soient bio (c’est peut-être con mais dans la même idée, cela fait des années que je ne peux plus boire de tisane ou de thé non bio, ça me paraît aberrant d’ingurgiter du jus de pesticides). La gamme s’appelle Harmonie Calm et elle est dédiée aux peaux sensibles et certifiée bio, ce qui ne change rien, c’est ça qui est bien. Les textures sont toujours aussi bien travaillées et les odeurs de plantes divines (pour qui aime car avec cette marque c’est un peu tout ou rien). 

dimanche 11 novembre 2018

Bon alors, les applis beauté, tu en penses quoi ?

Yuka, QuelCosmetic, Clean Beauty… Enorme débat depuis cet été avec mes copines et mes collègues entre celles qui sont carrément pour et d’autres qui crient à l’arnaque. En résumé, celles qui sont « pour » sont les novices de la beauté (souvent les mêmes qui rechignaient à utiliser des cosmétiques bio), pas des consommatrices pointues et, jusque là, pas regardantes sur la compo mais qui ont commencé à flipper avec les histoires de perturbateurs endocriniens et autres. Les « contre » sont souvent des pro de la beauté, effarées qu’on dise oui ou non à un produit sans y mettre davantage de nuance. Voici donc le moment de vous livrer mon avis et ce n’est pas simple. En vrai, je suis un peu « pour » les applis et beaucoup « contre ». Le « pour » c’est que ça secoue le cocotier de toutes ces marques qui s’endormaient sur leurs compos ou mettaient beaucoup de temps à reformuler, ça met le doigt sur des formules pas géniales (genre on s’attend à ce qu’un lait corps à 2 euros soit moyen mais quand on découvre que la formule à 25 euros est quasi identique, c’est troublant). Le bon point c’est aussi que les applis s’améliorent sans cesse car au début, c’était truffé d’erreurs monumentales.
Maintenant, passons au « contre » : déjà certaines applis fonctionnent en open-source et ce sont les utilisateurs qui entrent les codes-barres. Une hérésie, certains codes barres ne correspondent pas à la compo actuelle du produit car elle n’est pas destinée à ça à la base, mais au référencement. On met donc des notes à des formules qui n’existent plus. Quand les marques découvrent ça et demandent une rectification, les applis disent « oui mais dans six mois car on est débordés » ! Ensuite on met plein de choses sur le même plan : des graves comme les perturbateurs endocriniens potentiels (et là on marche sur des oeufs car il y a aussi des ingrédients naturels qui sont perturbateurs endocriniens) comme des moins graves, avec la possibilité d’irritation (bon, c’est un exemple mais un produit aux acides de fruits c’est forcément irritant si on l’utilise trop souvent mais en même temps il n’y a pas mieux pour lisser la peau). On ne fait pas assez le distinguo sur les publics auxquels ça s’adresse, si le produit est rincé ou non. Certaines rejettent l’ingrédient dès lors qu’une publication l’a considérée comme « à risque ». Tant pis si le protocole de l’étude n’est pas sérieux et n’a servi qu’à faire du buzz. D’autres applis, heureusement, ne s’appuient que sur des avis scientifiques validés. On nie aussi le travail de formulation (qui est un vrai métier validé par des diplômes…), le rapport des ingrédients les uns par rapport aux autres ou la dose utilisée. Exemple perso : je n’utiliserai jamais un sérum qui contient des silicones en haut de sa liste INCI. Pourquoi ? Parce que c’est un soin et que les silicones ne servent à rien dans un soin, elles apportent un toucher velouté mais, selon moi, font obstacle aux autres ingrédients dans la formule. En revanche, dans mon maquillage pour le teint, les silicones, c’est top, c’est ce qui rend aujourd’hui les fonds de teint si légers et je n’ai pas envie de m’en passer totalement. Par ailleurs, si on veut totalement éviter tout ingrédient controversé, pourquoi ne pas choisir des cosmétiques bio ? C’est bien plus facile qu’une appli ! C’est ultra-contrôlé et ce n’est même pas plus cher. Avec les applis, on a aussi l’impression que les cosmétiques classiques sont bourrés de cochonneries. Ce n’est pas le cas, la législation européenne est la plus stricte au monde sur la question. Il y a des batteries de tests pour savoir si on autorise tel ou tel ingrédient et dans quel type de formules. Ensuite, il y a aussi des cas problématiques : les filtres solaires, ce n’est bon ni pour l’homme ni pour la planète. Est-ce qu’on dit aux gens d’arrêter de se protéger alors que les cancers de la peau sont en augmentation constante depuis 50 ans (et qu’on sait que dire aux gens de ne pas se mettre au soleil ne fonctionne pas) ? Et puis comment on choisit quand une appli donne le feu vert à un produit tandis qu’une autre appli le met au contraire en rouge ? En conclusion, le gros problème pour moi mais c’est aussi le reflet de notre époque, c’est de vouloir tout résumer à un pouce levé ou un pouce abaissé. Tout n’est pas blanc ou noir, il y a plein  nuances de gris (ouarf !). Raison pour laquelle je vous assomme avec mes post de deux kilomètres ! Mais n’hésitez pas à commenter, le débat est ouvert et je suis prête à entendre tous les arguments…

mercredi 7 novembre 2018

Mascaras : le sexe les inspire


Qu’est ce qu’ils ont tous à surfer sur l’imaginaire du sexe pour vendre des mascaras ? Après Better than sex de Too Faced voilà Climax de Nars (orgasme en anglais). En même temps chez Nars, on avait déjà Orgasm pour le blush, donc…Enfin, on a beau dire que la taille ne compte pas, un mascara c’est quand même riquiqui. Je m’égare. Climax de Nars est-il à la hauteur ? Ben, désolée mais avec un nom comme ça, si prometteur, on attend forcément un effet waouuuu. Alors qu’en fait oui, c’est un très bon mascara, très équilibré, bien volumateur mais pas non plus révolutionnaire. La brosse est dodue et la formule ne fait pas de paquets, son gros avantage étant de ne pas cartonner les cils qui restent doux et aérés. Mais, le souci quand on promet Rocco Siffredi c’est qu’il ne faut pas envoyer son arrière-cousin par alliance, sinon y a déception. Donc oui c’est un bon produit mais « Climax » on va peut-être se calmer, hein (et il coûte 25 euros). 

dimanche 4 novembre 2018

gestion de la miniature


C’est le problème des bagages du week-end, pas le problème en partant mais le problème en revenant. Des miniatures, j’en ai plein. Mais alors des wagons. Parce qu’on m’en envoie, parce que je ne résiste pas quand je suis dans un hôtel de luxe à prendre celles qu’on m’offre quand les marques sont top. Bref, pas de souci d’approvisionnement. Le souci, c’est plutôt le stockage (ça fait du monde dans la trousse de toilette) et le méga souci, c’est la miniature entamée. Celle que tu as utilisé trois jours et dont tu sais qu’elle ne pourra pas faire trois jours de plus mais que tu ranges quand même dans la trousse de toilette, car on ne sait jamais, quand tu partiras une seule nuit, elle te servira (entre-temps tu auras oublié évidemment). Je voudrais bien m’obliger à les finir en rentrant mais comme tout le monde j’imagine, je range directement la trousse sans l’ouvrir. J’ai juste réussi à faire un truc intelligent, c’est remplir à chaque fois mon mini-flacon d’eau démaquillante et n’en avoir donc plus qu’un seul, rechargeable. Je remarque aussi que je galère toujours un peu pour l’après-shampooing; il y en a peu en petits formats. Et au fait, pourquoi est-ce qu’il n’y a quasiment jamais de tubes de dentifrice offerts dans les hôtels ? C’est le seul produit dont on ne peut vraiment pas se passer et qu’on oublie à tous les coups !

mercredi 31 octobre 2018

Peau mature ? Mais c’est qui ?

En tout cas, moi, je ne m’y reconnais pas… Et pourtant j’ai bientôt 55 ans (je m’habitue à le dire pour m’habituer à le penser) donc, normalement, logiquement, incontestablement, j’en fais partie, des peaux matures. Et je vous assure que les formules pour peaux matures me paraissent davantage destinées à ma mère (81 ans) qu’à moi. Il faut dire que j’avais la peau mixte et là, avec les hormones qui se font la malle, elle a tendance à devenir normale #tropcool. Je ne sais pas si ça va durer mais pour l’instant, c’est tout bénef et je privilégie des textures hydratantes certes, mais légères et même uniquement des sérums quand il fait chaud. Donc, à moins que votre peau ne montre des signes de changement manifeste, ne vous précipitez pas sur les crèmes peaux matures à 50 ans. Typiquement, dès que je vois « peau mature » sur un pack, j’imagine aussitôt une formule bien épaisse et brillante, destinée à nourrir les peaux ultra-sèches. Mais on en reparle dans six mois…  

dimanche 28 octobre 2018

Crème L’originale, Bioregena


Voilà quelques jours déjà que je suis tombée dans ce pot de crème à tout faire, conseillée pour le visage comme pour le corps. C’est sur le corps que je la préfère car elle est moelleuse, vite absorbée pour du bio (léger savonnage mais vraiment à peine quelques secondes) et très équilibrée dans sa composition. Elle hydrate super bien mais sans poisser la peau non plus (il y en a comme ça que tu sens sur ta peau tout au long de la journée coller à ton jean !). Et surtout, elle ne contient pas de parfum donc ne sent rien, à part l’odeur très légère de ses ingrédients. Et dans ce monde sursaturé d’odeur en tous genres, ça fait un bien fou ce repos des narines… Elle coûte 16,90 € le pot de 180 ml. Dans le même genre, j’ai bien aimé aussi la crème hydratante des familles de So Bio’Etic, même gamme de prix (10 € pour 100 ml) mais son odeur, malgré l’absence de parfum de synthèse est plus forte (on peut ne pas aimer). Ces crèmes peuvent s’utiliser aussi sur le visage pour celles qui ont la peau sèche. Pour les peaux mixtes, je ne suis pas sûre qu’elles soient assez mates…

mercredi 24 octobre 2018

Argument marketing le plus stupide de l’année : the winner is…

Oui, je sais ce n’est pas encore l’heure des bilans mais là, j’ai envie de décerner un Award spécial, ça mérite ! Donc, il s’agit de compléments alimentaires anti-âge développés par et pour des mannequins, et ce, pour la première fois (et la dernière on espère). Fallait déjà y penser ! Développé PAR des mannequins : sachant que la moyenne d’âge sur les podiums doit être de 17 ans, on imagine aisément les longues études scientifiques qu’elles ont eu le temps de faire. J’en vois déjà qui disent que j’abuse de la critique… Mais je n’aurais pas critiqué si les produits avaient été développé par d’anciens mannequins, non là, on parle de mannequins en « exercice ». Enfin, développé POUR des mannequins : ok mais dans quel but ? Pour les rendre encore plus belles que nous ? c’est dégueulasse ! Bref. Je note que malgré tout cet argumentaire alléchant, la marque doit avoir du mal à se vendre car j’ai reçu un mail tous les deux jours pendant un mois pour me demander si j’avais l’intention de parler de ce produit génial…