dimanche 19 février 2017

avoir un enfant noir ou métis…et penser avec optimisme au futur

C’est possible ? Je croise les doigts et on va essayer de tout faire pour que ça devienne une réalité (je sais, ça fait un peu méthode Coué). Je suis comme Katell Pouliquen (katell.p sur Instagram) une maman d’enfants métis privilégiés, journaliste aussi, on habite d’ailleurs le même quartier mais, nous, le racisme ne nous a pas beaucoup touchés (enfin pas à ce point là, et pas souvent). Alors évidemment, on comprend qu’en faire l’expérience toute crue au détour d’une allée de supermarché breton, c’est violent. Mais ce qui me donne un (petit) peu d’optimisme, c’est que la société française est vraiment métissée, chaque famille ou presque a un des siens qui s’est « mélangé » et il y a donc plein de cousins, fils, filles, petits-enfants métissés. A tel point que, économiquement, il commence à y avoir un vrai « marché » (c’est pour ça que je suis presque optimiste) avec plein de marques qui s’intéressent aux peaux et cheveux métissés. Non pas un marché pour peaux noires uniquement (qui existe aux US et qui ne change rien au problème, hélas) mais qui met vraiment l'accent sur le métissage. Mixa avait ouvert le bal en grandes surfaces il y a quelques années avec des produits au karité. Je me souviens encore de la cheffe de produit m’expliquant qu’on avait mis du karité parce que ça parlait culturellement aux gens qui venaient d’Afrique… et de sa tête quand je lui ait dit qu’il y avait en France plein de gens noirs qui n’avaient jamais mis les pieds en Afrique ! Un grand moment… Car un grand-père Africain peut vous léguer une couleur de peau et des cheveux bien frisés mais pas forcément les bons usages du karité, hein ! Comme un grand-père Allemand peut vous avoir laissé des yeux bleus et des cheveux blonds en héritage mais ne fait pas de vous automatiquement un spécialiste en bière et en choucroute. Bref, il se trouve qu’il y a de plus en plus de frémissements et plein d’initiatives nouvelles, comme Zawadi, la marque pensée pour les peaux des enfants noirs et métissés qui est souvent ultra-sèche sans pour autant être atopique. La marque affirme que les enfants afro-métissés représentent un tiers des naissances en France, et même si elle compte large (elle inclut les enfants de parents noirs et maghrébins), ça fait beaucoup. Difficile de vérifier ce chiffre puisque les statistiques ethniques sont interdites ici. Mais elle tient cela de l’AFDPHE, une association qui met en place un dépistage néonatal de maladies comme la drépanocytose qui touche des populations noires et métissées. Il y a déjà six produits super bien pensés qui sont vendus en pharmacies ou sur l’e-shop, c'est . Un autre exemple ? C’est celui de l’association Boucles d’Ebène qui organise, outre son salon annuel qui aura lieu au mois de mai, des ateliers pour apprendre aux parents d’enfants noirs à bien s’occuper de leurs cheveux (oui je confirme c’est pas simple quand on a soi-même les cheveux raides de trouver les bons gestes pour les cheveux frisés). Renseignements ici Ils ont également un salon de coiffure à Bagneux. C'était d'ailleurs un grand moment de la série This is us, quand la maman blanche se fait gentiment vanner par des mères noires car elle ne sait pas s'occuper des cheveux de son fils. Evidemment, ce post est dédié à Alexia, Colin, Hugo, Elise, Clément, Julien, Fanny, Hadrien, Robin, Miriam, Cédric, Gérald et les autres… et sur la photo, c’est mon mari, tout petit…

mercredi 15 février 2017

La Pâte Grise de Payot : sa vie, son oeuvre

Il est bien possible que ce produit soit seul et unique en son genre. Tout le monde a tendance à croire que c’est un produit anti-boutons mais c’est plus subtil, en fait, la formule fait mûrir les boutons (et non pas mourrir !). Dit comme ça c’est marrant, mais c’est vrai ! On applique le truc bien épais sur le bouton et le lendemain, la pustule est devenue soit un bouton perçable soit un bouton asséché. Pour moi, c’est un des produits les plus efficaces qui soit, mais il faut accepter la contrainte du truc qui doit se faire le soir et la petite couche de pâte grise très glam, et qui ne sèche pas, sur la face ! La formule -qui a quand même du changer un chouia entre temps- fête ses 70 ans. Elle contient un extrait de schiste et des choses plus classiques : talc, zinc etc. En cas de gros bouton, on le fait deux soirs de suite. Celle que je vous montre est l’édition limitée créée pour son anniv. La marque a demandé à une blogueuse de la décorer et la blogueuse a mis des pois. On dirait que les blogueuses (les vraies hein, pas moi !) aiment bien les pois ces temps-ci, chez Nuxe, on a des pois aussi sur le flacon d’Huile Prodigieuse. Si j’étais graphiste, ça m’agacerait… mais comme je suis blogueuse, j’attends mon heure :) Ah, et la pâte grise ne coûte rien : 22 euros, et à moins d’avoir le visage totalement couvert de boutons, le pot dure très très longtemps (un ou deux ans facile pour une vieille peau, et forcément moins pour un épiderme ado) !

dimanche 12 février 2017

Shampooing purifiant à l’extrait d’écorce de jujubier, Ch. Robin

Pas trop facile de trouver un bon shampooing anti-pelliculaire sans sulfates, pas agressif et un peu cosmétique quand même… On dirait même que c’est trop demander ! Celui-ci a réussi le test car il est justement un peu tout ça. Une formule très équilibrée, qui mousse quand même (sans abondance) et soulage bien les cuirs chevelus sensibles. Il est vraiment doux, très bien pour les lavages quotidiens ou fréquents et laisse une odeur délicate, comme le produit, fraîche et simple. Un peu cher hélas car c’est un produit de coiffeur : 28,50 euros. Il est en vente sur sepho, où miracle, la composition du produit est indiquée en totalité ! Ce qui n’est toujours pas le cas de tous les produits. Rien n’a changé à ce sujet (ce n’est pas faute de réclamer), c’est un peu la loterie, compo in extenso pour certains produits et juste les ingrédients revendiqués par le fabricant pour d’autres. Beaucoup plus de compositions en revanche sur le site sepho US, donc l’astuce pour certains produits c’est d’aller voir sur le site américain ce qu’on ne nous dit pas sur le site français.

mercredi 8 février 2017

J’ai besoin d’un nouveau pinceau à poudre, qu’est ce que tu me conseilles ?

Tu frappes à la bonne porte, je suis une dingue de pinceaux, je pourrais t’écrire un bouquin sur leurs différences. J’en utilise trois ou quatre pour me maquiller chaque matin mais j’en possède (non je ne vous dis pas) un max. La peur de manquer sans doute, comme avec les tablettes de chocolat… Bref, pendant longtemps, je ne jurais que par les poils de chèvre pour les pinceaux à poudre ou à blush. Ils étaient bien touffus et faciles à laver (avec souvent une beurk odeur de chèvre au premier lavage quand même). Et il était possible d’en trouver des relativement peu chers. Enfin, ça c’était jusqu’à ce que je teste des pinceaux à poudre en fibres synthétiques. C’est juste une tuerie, c’est d’une douceur absolue, formidable pour les peaux sensibles. En comparaison, les pinceaux en poils naturels semblent rêches, je ne peux plus m’en passer. Evidemment c’est cher (50 euros celui-ci de chez Sisley, idem chez MUFE mais il y en a à 40 euros chez Sepho) mais ça dure trèèèèèèès longtemps. Bien sûr, il faut les laver de temps en temps (j’ai lu parfois « après chaque utilisation », là on se marre parce que PERSONNE ne le fait, si vous les lavez une fois tous les 15 jours, ce sera déjà pas mal…). Avec du shampooing (ceux qu’on a du mal à finir sont parfaits pour ça !) et on les laisse sécher à plat. Ca vaut le coup de les tester en vrai plutôt que les acheter sur internet mais bon courage quand tu demanderas à la vendeuse s’il s’agit de poils synthétiques ou naturels. On dirait que l’info est difficile à trouver, sauf chez The Body Shop qui dans un souci de veganité (je viens de l’inventer ce mot) ne fait que du pinceau synthétique (pas mal au demeurant et pas cher).

dimanche 5 février 2017

le miel, nerf de la guerre pour Sanoflore et Melvita

Avec la rose, c’est l’ingrédient star des soins visage en bio. Pas trop étonnant : c’est facile à comprendre, tout le monde sait ce que c’est, et tout le monde aime ça plus ou moins. On se dit que ça ne peut pas faire de mal… Pour l’odeur, c’est plus segmentant, parfois c’est trop sucré / doucereux mais reconnaissons qu’il y a eu du progrès ces dernières années. Et les deux leader sur le secteur, Sanoflore et Melvita, se font une concurrence féroce pour attirer les consommatrices de bio. J’adore le Miel Suprême de Sanoflore mais j’ai complètement craqué aussi pour Nectar de miels de Melvita. Bon, les mauvaises langues souligneront que c’est pas super nouveau d’utiliser du miel. C’est aussi ce que j’ai pensé, je m’attendais à des produits corrects mais sans plus. Et au final j’ai trouvé les formules sincèrement bluffantes. Sur ma peau mixte, la crème confort apaisante est nickel, juste assez hydratante sans être grasse. Elle pénètre en deux secondes et laisse la peau mate. Ce sera sans doute trop riche en été mais là c’est le bonheur. Et pour le reste de la famille -des peaux bien sèches en quête permanente de moelleux- le Baume Confort est idéal. Les formules font la part belle au miel de thym bio, aux super pouvoirs réparateurs (du coup évidemment, je me suis dit qu’il fallait absolument que je m’offre un pot de miel de thym, chez moi les envies de miel sont assez cycliques mais là, oui, je suis dans une période ours). Côté senteur, c’est doux comme du miel mais trois minutes après l’application, on ne sent plus rien. Les prix comme d’habitude chez Melvita sont honnêtes, respectivement 26 et 29 euros. Bref, si vous avez la peau sèche et sensible et des envies de bio, ne cherchez pas midi à quatorze heures.

jeudi 2 février 2017

Les poux, encore et toujours…

Tiens, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé poux ici… Du nouveau sur le front de cette guerre sans fin ? Pas vraiment mais je fais un petit rappel pour les infesté(e)s chroniques… Au risque de me répéter donc, n’ayez pas peur d’utiliser du Pouxit, ce n’est pas un insecticide c’est juste un produit ultra-siliconé qui empêche le poux de s’accrocher. Le produit fonctionne bien mais il faut lire le mode d’emploi et donc l’appliquer une fois puis le réappliquer sept jours pile après la première fois au moment où les lentes éclosent. Moi je conseille de faire ça trois semaines de suite histoire de blinder le truc et d’attacher les cheveux des petites filles en nattes serrées. L’idéal évidemment serait de traiter toute une classe en même temps ou au moins les petits copains. Pour les doudous et autres jouets ou couvertures, pas besoin de tout laver, on enferme tout dans un sac plastique pendant cinq jours et c’est bon, les poux ne survivent pas sans apport de sang frais !!!! Autre solution, le coiffeur anti-poux, Bye Bye Nits les dessèche à l’air chaud puis les aspire, c’est une méthode efficace et sans danger (deux adresses à paris dans le 11 eme et le 17 eme), ça coûte cher (de 80 à 100 euros) mais quand on voit ce qu’on dépense généralement en produits anti-poux, ça vaut le coup ! Enfin, vous pouvez aussi imprégner la tête des enfants d’huile végétale (huile de coco par exemple) pendant toute une nuit. Ca asphyxie les poux mais il faut aussi répéter sept jours après pour éliminer les nouveaux petits poux avant qu’ils puissent se reproduire. C’est évidemment sans danger et le seul inconvénient, ce sont des cheveux gras toute une nuit, alors pensez à protéger l’oreiller ou prévoyez une charlotte !  

dimanche 29 janvier 2017

Qu’est ce que tu penses des vernis à ongles naturels à faire soi-même ?

Attention long post, sujet compliqué, ultra touchy, il me faut du temps pour poser mes arguments ! Et c’est une réponse à une question de Vero, actuellement à Boston. Donc, Aroma-Zone propose depuis quelques jours des ingrédients pour faire ses propres vernis. Je précise tout de go qu’il ne s’agit pas de vernis bio, car contrairement à ce qui se lit un peu partout, le vernis bio ça n’existe pas, pour la simple raison que le vernis nécessite l’utilisation de solvants. Alors bien sûr, on peut bosser pour fabriquer des vernis les plus naturels possible mais ce n’est pas simple. Ceux proposés par AZ sont corrects et ont l’avantage de ne pas coûter cher (moins de deux euros le vernis) sauf que, comme pour le reste des cosmétiques à faire soi-même, il faut du matériel (mini-fouet, pipette etc) et que si on n’a pas déjà tout ça à la maison, ça peut faire monter la facture assez vite… Côté préparation, c’est simplissime, on achète une base (2,90 euros les 30 ml) et on y ajoute des pigments végétaux ou minéraux (de 1,90 à 2,90 euros chaque pot). Evidemment, si on veut plusieurs couleurs de vernis, il faut acheter plusieurs pots de pigments. Personnellement, je suis trop peu accro au vernis pour investir du temps et de l’argent dans ce genre de truc et il y a des vernis dont la compo est assez semblable sur le marché. La formule, à 85 % d’origine naturelle, est dite « 6 free » c’est à dire qu’elle ne contient ni toluène, ni DBP, ni formaldéhyde, ni camphre synthétique, ni xylène, ni colophane. Je précise que la plupart des vernis vendus en France, même non naturels, sont déjà exempts de beaucoup de ces substances. Et on peut toujours se vanter de ne pas utiliser de DBP (ce que tout le monde fait, pas seulement AZ!), mais heureusement, car ce phtalate est interdit dans l’Union Européenne depuis… 2005 ! (c’est la raison pour laquelle je vous recommande de ne pas acheter de vernis hors UE…). Et puis tant que j’y suis, je vous livre la suite de mes réflexions concernant le vernis « naturel ». Comme tout le monde, je craque pour Kure Bazaar : ses coloris et ses flacons sont top, les prix -16 euros- beaucoup moins. La composition se revendique clean mais elle n’est, à mon avis, pas meilleure que plein d’autres marques : Une, Bo-Ho et même Mavala qui se défend très bien… Voilà, vous savez tout ou presque !