dimanche 14 octobre 2018

Le déodorant fraîcheur, La Provençale


Je précise tout de suite pour celles qui crieraient à l’opportunisme d’un grand groupe, que L’Oréal n’est pas nouveau sur le marché du bio puisque la marque possède déjà Sanoflore et 
lance régulièrement des formules bio chez Mixa. N’empêche… Avec des produits qui s’appellent La Provençale et du bio, on surfe bien sur toutes les tendances qui se vendent en ce moment (mais après tout, pourquoi pas). Alors, ça donne quoi ? Et bien c’est plutôt pas mal, comme ce déo bille pratique, frais, efficace et mini-prix. La gamme comporte aussi bien des soins corps (gels douche, huiles, savon) que visage avec des crèmes hydratantes et anti-âge. On voit bien que le but est d’occuper le terrain laissé encore assez ouvert en grandes surfaces puisque ni Nivéa ni Unilever, les deux autres mastodontes ne s’y sont intéressés. Dans les formules, des ingrédients rassurants comme l’huile d’olive Provençale et des prix riquiqui (de 5 à 15 euros grosso modo) qui donneront sans doute envie à pas mal de femmes d’essayer ou de ré-essayer le bio. Après test, je trouve les produits plutôt bien faits, ils sentent bon, les textures sont top. La démarche de L’Oréal paraît très vertueuse mais alors pourquoi, par ailleurs, lancer plus ou moins au même moment une gamme -St Gervais- sur le marché de la dermo-cosmétique, blindée de silicones dont le fameux cyclopentasiloxane dont tout le monde cherche actuellement à se passer ? 

mercredi 10 octobre 2018

Cabines UV dangereuses : rien de nouveau (sous le soleil…)

Ben oui, c’est dingue ça, l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) vient de pondre un rapport pour dire que oui les cabines UV sont dangereuses et sont à l’origine de mélanomes et qu’il faudrait les interdire. Sauf qu’elle l’a déjà dit en 2014 et qu’on le savait bien avant (de façon sûre depuis 2009) mais qu’on a laissé en place les instituts spécialisés, histoire de ne pas mettre les gens qui y travaillent au chômage (tant pis si à cause de ça on dépense plein de sous pour essayer de soigner les cancers en question). Voilà : avant on était sûr, maintenant on est sûr-sûr, peut-être faut-il attendre d’être sûr-sûr-sûr pour les interdire ? Les dermatos ont déjà (re)demandé en 2015 qu'elles soient interdites, l’académie de médecine aussi et même les sénateurs ! Le gouvernement traîne… Et cerise sur le gâteau, bon nombre de ces cabines ne répondent pas aux normes de sécurité, ne sont pas manipulées par du personnel formé et ne demandent pas forcément eux clients la preuve qu’ils ont plus de 18 ans, toutes choses pourtant inscrites dans la réglementation…    

dimanche 7 octobre 2018

Encre de peau All Hours Foundation Stick, Yves Saint Laurent


C’était cet été, on se préparait mes copines et moi pour la soirée d’anniversaire de l’une d’entre nous. Elles ont fait irruption dans ma chambre : elles adorent regarder en détail ce que j’apporte comme maquillage, persuadées que je cache des trésors que je ne leur donnerai jamais (elles ont raison ;-) Bref… Et là elles m’ont demandé de les maquiller, ce que j’ai accepté de bonne grâce (vocation refoulée de makeup artist) mais on n’avait pas beaucoup de temps et je n’avais pas non plus une valise de makeup avec moi. J’ai donc travaillé surtout leur teint en deux coups de fond de teint en stick (c’était celui de Bobbi Brown) et de blush crème. Je me tue à le répéter, mais si on ne travaille pas son teint après 50 ans, se maquiller les yeux et la bouche ne sert à rien (j’insiste, la fraîcheur du teint ça se travaille). Et là, les trois ont complètement flashé sur le fond de teint en stick : « c’est carrément génial, pourquoi tu ne nous en as jamais parlé ? », « c’est hyper facile à étaler », « c’est vachement naturel, j’adore », « on dirait qu’il n’y a rien sur la peau et pourtant c’est mieux »… Un catalogue de verbatim à faire pâlir une armée de publicitaires. Bien sûr, j’en avais déjà parlé au moins vingt fois mais je n’avais jamais « montré ». Donc, je redis : le stick, c’est comme du fond de teint compact mais plus facile à appliquer et un peu plus mou. On trace un trait sur le front, un sur le nez, un sur chaque joue, un sur le menton, puis on passe ses doigts dessus en étirant vers l’extérieur et c’est tout. Donc, pour mes copines -et les autres-, voici celui de Yves Saint Laurent, petit, pratique, très cher (45 euros), très facile à appliquer avec les doigts. La formule siliconée fait que ça glisse bien sur la peau et que le résultat reste mat une fois que les huiles volatiles se sont évaporées. Avis aux oiseaux de nuit, il est waterproof et tient 24 heures tout en offrant un fini naturel, un exploit ! Et tout ça en 20 teintes.

mercredi 3 octobre 2018

Gel Colorant Temporaire, Christophe Robin


Celui-là je ne l’ai pas vraiment essayé (je ne colore pas mes cheveux) mais sa composition mérite que je le signale pour celles qui sont intéressées. Il est signé Christophe Robin, dont j’adore les shampooings et qui a un discours très sincère et une vraie expertise en matière de coloration. Il a mis au point ce gel colorant pour toutes celles qui sont allergiques aux colos classiques, le produit ne promet pas la lune, on ne peut pas se passer de chimie pour avoir un résultat exceptionnel mais franchement c’est déjà très bien. C’est de la coloration directe revisitée (le procédé existe depuis longtemps) qui consiste à déposer les pigments sur le cheveu. Les nuances (quatre au total) sont étudiées pour se fondre au mieux avec les cheveux blancs ce qui permet une repousse en douceur. Ce n’est pas de la colo naturelle mais la formule est à 90 % d’origine végétale. Le temps de pose est de 40 minutes, c’est moins long que la colo végétale mais c’est le temps nécessaire pour que les pigments imprègnent correctement la chevelure. Le produit est vendu avec une brosse qui permet de cibler le produit (pour celles qui ont des mèches blanches ou du blanc très concentré à certains endroits, les tempes par exemple). La tenue, jusqu’à 7 shampooings, est meilleure que les habituelles colorations directes et le flacon est réutilisable, contrairement aux colos chimiques classiques. Il coûte 29 €.