dimanche 22 avril 2018



Eh oui Coco, on colle à l’actu ! Et quand il fait 28 °, on aimerait bien se promener jambes nues. Oui, mais… Cette couleur de jambes qui hésite entre le blanc et le verdâtre, comment dire, c’est juste pas possible ! Surtout qu’on a même pas eu le temps de passer à l’auto-bronzant. La solution de dernière minute, c’est le soin teinté pour le corps. Il y en a de plus en plus et c’est aussi une solution pour celles qui n’aiment pas l’auto-bronzant. Les trois que je vous présente sont très différents. Appliqués sur la peau bien blanche de mon bras, c’est impressionnant. Celui du haut, c’est le Sun 365 de Lancaster (30 € mais 15 € sur certains sites !). Trop foncé pour moi et je le trouve un peu difficile à étaler correctement (mais c’est sans doute parce que sa couleur ne me convient pas). Il a un SPF 15, bon, ça ou rien c’est presque pareil. Celui en dessous à gauche c’est le Perfect Legs Skin Miracle This Works (40 € arghhh). La formule a tellement d’adeptes que c’est une des meilleures ventes de la marque. Effectivement, elle est pas mal, il faut prendre son temps pour étaler mais le résultat est assez naturel, transparent à souhait avec des nacres réflectrices qui font une jolie peau. Enfin à droite sur mon bras, c’est la Crème Ingénieuse jambes et bras de Mary Cohr (40 € arghhh bis). Au sortir du tube, elle est blanche car ses pigments sont encapsulés, ensuite, sur mon bras on la croirait un peu orange mais la couleur est très réussie, pas trop fausse. Et surtout, comme une BB crème visage, elle sublime la peau. C’est bluffant, ça floute les imperfections, un pur plaisir. Attention, la formule est très siliconée, avant de tester j’avais appliqué un produit hydratant le matin qui devait être siliconé aussi et cela a fait pelucher le produit. J’ai un peu galéré pour enlever les peluches. Si cela vous arrive, il faut frotter ultra-légèrement sinon vous enlevez tout ! En tout cas, pour se faire des jambes de rêve pour une cérémonie ou autre, c’est le produit qu’il faut (mais par pitié, entraînez-vous avant le jour J pour l’application). Quelle que soit la formule choisie, il faut bien laisser sécher ces produits avant de s’habiller (dix minutes suffisent) mais une fois secs ils sont relativement résistants. Je dis bien « relativement » car si on n’enlève pas tout ça le soir, je ne pense pas que les draps blancs en sortent totalement indemnes si on transpire. Pareil le lendemain sous la douche, il faut les éliminer avec du savon. Uniquement à l’eau et sans frotter, ça ne part pas bien et on retrouve le produit ensuite en zébrures marronnasses sur la serviette de bain (qu’on aura choisie blanche bien sûr, c’est plus rigolo !).

mercredi 18 avril 2018

j’ai testé l’appli QuelCosmetic de l’UFC Que Choisir


Alors globalement, elle est intéressante mais pas de quoi grimper aux rideaux. Certes gratuite. Elle pointe du doigt les ingrédients à risque, par exemple toutes les substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens. Il n’y a pas des masses d’explications sur pourquoi tel ou tel ingrédient est classé rouge (pas bien) plutôt que vert (très bien), il faut fouiller un peu pour avoir des infos. Ce qui est très clair en revanche c’est le groupe de personnes pour lequel le produit est considéré comme « à risque » : les bébés et les femmes enceintes, les enfants ou les adultes. Très utile quand on veut visualiser si le cosmétique convient à toute la famille ou pas. Sans surprise, les produits bio sont les mieux notés mais il y a parfois de vraies trouvailles comme des formules vraiment pas bio du tout mais pas trop nazes. Maintenant, l’appli ne juge pas de l’efficacité ou de l’agrément cosmétique des formules, ce qui ajoute encore un peu plus de difficulté pour choisir son produit. Là où ça coince, c’est dans la classification des produits : par exemple, il y a une catégorie autobronzants et on y retrouve pas mal de produits solaires pas autobronzants qui n’ont rien à y faire. J’imagine que c’est parce que l’appli est participative : on peut scanner ses produits pour avoir un avis et la plupart des gens les collent dans n’importe quelle catégorie sans faire attention. Dommage que ce ne soit pas davantage vérifié… Et puis, il y a les vraies conneries (à mon avis) comme cette graisse à traire dans les produits solaires, considérée comme sans risque, mais qui ne contient pas de filtres solaires. Elle ne protège donc pas du tout mais a ses petits points verts partout comme il faut parce qu’elle n’a pas d’ingrédients nocifs. En tant que consommateur, qu’est ce qu’on comprend ? Qu’on peut y aller franco avec ce produit… Et pour finir, bien se cramer et risquer sa peau, bref, le système a ses limites… 

dimanche 15 avril 2018

le contour des yeux, ça ne sert à rien…


La question revient régulièrement : pourquoi devrais-je mettre un contour de l’oeil si ma crème de jour fait l’affaire ? Alors, oui je suis d’accord avec vous toutes… jusqu’à un certain point. Par exemple, si la crème de jour contient des filtres solaires pas testés sur le contour des yeux, ça peut irriter sérieusement. Idem si la la crème de jour est parfumée, les produits pour le contour des yeux ne le sont quasiment jamais pour éviter les irritations et allergies. Autre argument, la texture. Trop riche elle peut faire gonfler le contour de l’oeil, pas top pour celles qui ont tendance à avoir des poches. Côté ingrédients, dans les crèmes contour des yeux anti-cernes il y a des principes actifs spécifiques qui sont chargés d’améliorer la circulation sanguine à cet endroit (ruscus et arnica par exemple). Et ça, on n’en trouve jamais dans les crèmes de jour (car pas besoin). Et puis il y a des formules de crèmes de jour qui contiennent des huiles essentielles, c’est totalement interdit sur le contour de l’oeil ou pire, des acides de fruits, parfaits pour l’épiderme du visage mais dangereux pour les yeux. Alors, convaincue ou pas ? 

mercredi 11 avril 2018

Vegan et bio, ce n’est pas pareil !

Peut-être suis-je en train d’enfoncer des portes ouvertes pour la plupart d’entre-vous mais il ne se passe pas une semaine sans qu’une fille –souvent jeune- me dise qu’elle utilise des produits bio, parce qu’elle est vegan. Et quand je dis que ça n’a rien à voir, on me regarde avec des yeux ronds ! Donc, je reprécise : vegan c’est qui n’utilise pas de produits issus des animaux (en cosméto c’est le miel ou les cires ou des restes d'animaux dans l’industrie agro-alimentaire, car on ne tue pas d’animaux pour la cosmétique) et bio, ce sont des formules certifiées avec ingrédients biologiques. Alors, il arrive que certains produits vegan soient bio ou que certains produits bio soient vegan (le cas le plus fréquent) mais pas tout le temps… par exemple, des marques de maquillage pas du tout bio comme Nyx ou Too Faced sont vegan. On peut donc y trouver des ingrédients issus de la pétrochimie, pas top pour la planète (que si ça continue il n’y aura plus d’animaux à protéger dessus, hein…). Et pour rappel, les marques vegan ne sont pas testées sur les animaux mais les autres non plus  !!! Et ce, depuis quelques années, sauf celles vendues en Chine car le pays exige les tests pour une autorisation de commercialisation. Posez-moi vos questions sur le sujet, j’y répondrai volontiers, c’est assez difficile de ne pas tomber entre les griffes des polémiqueurs de tout poil (ouarf) mais j’essayerai de rester sereine… (et sinon, oui, j'ai déjà abordé le sujet il y a un an pile !)

dimanche 8 avril 2018

Classic Shampoo, Rahua



La quête du capillaire à la fois efficace, green friendly, joli dans la salle de bains et pas trop cher est sans fin. Mais, on avance et les progrès sont indéniables dans le domaine. Aujourd’hui, j’ai testé Rahua dont le nom m’évoque un peu trop Rahan, mais bon.. (les moins de 45 ans ne peuvent pas comprendre), cela dit, Rahan était dessiné avec une chevelure de rêve, ça tombe bien ! Bref, je m’égare… C’est du bio US, je vous mets la liste des ingrédients pour que vous puissiez juger vous-même. Moi, j’ai adoré la formule, super équilibrée, qui mousse bien et se répartit très bien aussi. Le rinçage est facile mais, comme toujours avec les shampooings bio, c’est après-shampooing obligatoire. 36 euros chez Oh my cream

mercredi 4 avril 2018

Ces marques qui disparaissent…


C’est peut-être une impression mais je trouve qu’en ce moment, en France, on rebat drôlement les cartes dans l’industrie de la cosméto. Des marques qui avaient tout pour plaire et proposaient une approche différente mettent la clé sous la porte et cessent d’exister; Evidemment, je ne parle pas de marques récentes qui n’auraient pas réussi à passer la barre des six mois de commercialisation. Là, il s’agit plutôt de marques très installées et cohérentes. Souvent elles appartiennent à des groupes pour lesquels elles n’étaient pas assez rentables ou pas dans les priorités des stratégies globales. Par exemple, la disparition du makeup Une est typique de ce phénomène. Elle proposait du maquillage naturel et/ou bio mais n’était pas commercialisée par un groupe dont c’était la spécialité (Coty qui est très axé sur la parfumerie et le mass market). Beau gâchis donc car les packs et les formules étaient top et on ne peut pas dire qu’en matière de maquillage bio il y ait des merveilles à se mettre sous la dent. On ajoute à ça quelques malentendus possibles pour les consommatrices car le maquillage proposé était dans le registre naturel tout comme les formules, beaucoup ont compris qu’il n’y avait que le look de naturel. Autre disparition annoncée, celle de Bare Minerals en France -car elle se vend encore ailleurs- (groupe Shiseido). En tout cas, on ne la trouve plus chez Sepho. Le site de la marque fonctionne encore mais pour combien de temps ? On se pose la question puisqu’il donne encore les adresses de Sepho comme points de vente, la mise à jour n’est pas des plus efficaces… Dommage car Bare Minerals avait des adeptes, surtout pour son fond de teint poudre très particulier. J’adorais aussi les palettes d’ombres mais elles étaient chères et ne buzzaient pas autant que Too Faced ou Urban Decay. Autre marque à disparaître : ELF, le spécialiste du makeup pas cher sur internet. Tué par Kiko ? C’est surtout aussi un gros litige entre le distributeur français et la maison mère qui ne proposait plus assez de produits attractifs qui l’a fait renoncer. Après, le grand mystère c’est pourquoi ces marques disparaissent alors qu’elles sont encore jeunes et jolies et que des vieilleries inchangées depuis des lustres perdurent…

dimanche 1 avril 2018

L’Or Rose, Huile Fermeté suractivée, Melvita


Revoilà le temps des produits amincissants, le marronnier number 1 de la presse féminine, et pour beaucoup, la plus gigantesque fumisterie de l’industrie cosmétique. Oui, car même avec un produit qui fonctionne, on ne perd jamais 10 centimètres de tour de cuisse ou de bide mais plutôt 1 centimètre max. Sauf que, ces produits ont quand même une vertu, ils obligent à masser et c’est le plus important pour affiner et traquer le capiton. Et tant qu’à masser, autant le faire avec un produit drainant (oubliez le massage à sec, c’est trop difficile). Dans le genre, j’adore cette huile signée Melvita, avec une formule bio évidemment, et une texture qui pénètre bien. L’odeur un peu épicée est super agréable et la présentation en spray pratique. Très concentrée en extrait de baies roses, elle facilite le destockage (en surface, parce que dessous, pour éliminer les tartines de Nutella, il faut déjà commencer par arrêter d’en manger…). Et comme elle nourrit la peau, pas besoin de se tartiner en plus de lait corporel. Bref, le tout-en-un idéal pour maintenant… Elle coûte 29,50 euros et est assez économique à l’usage car on n’en utilise que très peu à chaque fois.  

mercredi 28 mars 2018

Ombre à paupières Satin Edition 24 h, Bourjois


Allez, je parie que pour la plupart d’entre-vous, utiliser ce type d’ombre à paupières crémeuse, en flacon avec embout mousse, relève de l’impossible… "Je ne sais pas l’appliquer »… "Le résultat va être trop nacré » etc. Alors je me suis lancée et je vous assure, ça vaut le coup d’essayer. Celle-ci est signée Bourjois mais il y en a des wagons dans d’autres marques (si mon souvenir est bon, c’est dans la collection maquillage d’Armani que la première était sortie il y a deux ans environ), l’avantage avec Bourjois c’est que la qualité est impec et niveau porte-monnaie, ça reste raisonnable. L’applicateur laisse sous-entendre qu’on le pose directement sur la paupière et qu’on étale avec. Oui, c’est possible mais dans ce cas, le résultat est très intense. Mon conseil : mieux vaut le tartiner sur le dos de la main et ensuite prélever du bout du doigt pour fondre l’ensemble sur la paupière. Aucun risque de se rater et on peut moduler tout ça à volonté, c’est à dire en rajouter pour intensifier (mais c’est plus joli quand on voit la paupière en transparence selon moi). Attention, le produit a les défauts de ses qualités, à savoir, il sèche ultra-vite, il faut le travailler en dix secondes. Mais ensuite, il ne bouge plus pendant des heures (d’où le nom, hein…), ce qui permet aux paupières même plus très jeunes, d’envisager la possibilité d’une ombre à paupières. Ma couleur préférée est celle-ci : une nuance qui hésite entre taupe, bronze et kaki (ref 04 Abracadabrown) qui fonctionne avec toutes les couleurs d’iris. Le prix ? 11,95 €

dimanche 25 mars 2018

Lash Magnifier, Age Perfect, L’Oréal


Tiens, un mascara qui ne promet pas la lune ! Ca devient rare… Et pourtant, pour moi, il bat à plates coutures toutes les formules les plus récentes (dont le très très décevant Benefit). Les poils sont de vrais poils (je hais les poils en plastique), il apporte du volume, recourbe bien et se travaille confortablement car il ne sèche pas trop vite. Il résiste bien aux larmes : non, je n’ai pas eu de gros chagrin, c’est juste que récemment avec le froid, j’ai eu la larmichette facile au coin de l’oeil. Néanmoins, il se démaquille facilement. La formule fortifie les cils, c’est difficile à constater en quinze jours d’utilisation mais, déjà, il les laisse souples et ne cartonne pas, même quand on en met dix ou vingt couches comme moi ! Et puis, vous allez rire, il est positionné « spécial vieilles » puisqu’on le trouve dans la gamme Age Perfect et que c’est Julianne Moore qui fait la pub. Bref, ça y est, me voilà passée du côté obscur de la Force. Il paraît qu’il existe en brun foncé, si j’arrive à mettre la main dessus, je serai une femme comblée. Il coûte 15,50 euros. 

mercredi 21 mars 2018

Crème hydratante peaux mixtes, Alaena


Les spots bio se multiplient en France façon villages gaulois dans Asterix… Au départ il y avait les purs et durs, ceux qui sont partis dans la Drôme dans les années 70 pour élever des abeilles (cf Melvita, Sanoflore…), ensuite on a vu les industriels militants comme le groupe Lea Nature à La Rochelle. Et désormais, il va peut-être falloir compter aussi avec Biarritz, hot spot bio/hype. Il s’y passe quelque chose et ça a souvent un rapport avec le surf. Dernier exemple : la marque Alaena. L’histoire ? Lui est chirurgien esthétique, elle est dermato, ils ont trois filles (une pharmacienne, une ingénieure, une HEC, no comment) et ils ouvrent un spa magnifique. Suite logique : ils créent leur marque. Arrivés là, on pourrait penser que c’est juste une ligne de plus sur leur cv. Mais non, leur démarche, ultra-locale sur la mise au point et la production est passionnante. Leur idée est de partir sur les mêmes préconisations que l’alimentation bio et leur actif breveté est issu de graines germées : chia, lin, chanvre, avoine, pavot… Par ailleurs, ce sont d’authentiques militants de l’environnement et la fondatrice prescrit des cosmétiques bio à ses patientes depuis des années (ça doit être rare, perso c’est la seule dermato que je connaisse dans ce cas). Les produits sont quand même assez chers, fabriqués en mini-productions, par exemple cette crème hydratante pour peaux mixtes est à 79 €. Pour tester les produits, on peut commander une petite trousse d’échantillons pour laquelle on ne règle que les frais de port, j’aime bien l’idée.

dimanche 18 mars 2018

ISO 16128 : la norme relou

Peut-être avez-vous vu, récemment, des pages de pub dans les magazines, émanant des marques fondatrices du bio (Melvita, Léa Nature, Fleurance etc) tentant d’expliquer pourquoi, plus que jamais, il faut se fier aux labels Cosmebio et Cosmos pour se fournir en cosméto bio. Il faut dire qu’il y a effectivement de quoi flipper. En cause, la nouvelle norme ISO, chargée de définir ce qu’est un produit naturel et un produit bio (j’essaye de vous la faire courte mais c’est complexe). Au début de l’histoire de cette norme, il y a eu la volonté, somme toute assez légitime, de faire en sorte que tous les fabricants de bio ou pas parlent le même langage. Sauf que, à coups de compromis, on arrive à une usine à gaz qui rend encore plus confus le débat déjà pas mal tordu. En gros, cette norme permettra d’indiquer « bio » quand on a mis des ingrédients bio dans le produit, même si on a mélangé ceux-ci à des ingrédients pas du tout bio : silicones, huiles minérales et autres. Et même si on a utilisé des procédés de fabrication non-respectueux de l’environnement. On comprend que les fabricants qui se battent depuis des années pour informer les consommateurs hurlent à la mort. Franchement il y a de quoi car on trouvera en rayons le vrai bio et le faux bio. Pour info, quand on interroge les consommateurs de bio, pourtant parmi les plus pointus sur le déchiffrage des étiquettes, on se rend compte que bien peu savent réellement ce que contiennent les produits et comment identifier les substances controversées. La norme ISO 16128 c’est vraiment le chien dans le jeu de quilles… 

mercredi 14 mars 2018

Translating ? Someone ???



Hi guys!
Were you aware that translating is an actual job and not only a click away on google translate ? We have many people here in France who can write and speak in proper French.
Don’t hesitate to contact us….
Chers fabricants anglais ou américains, « Masque Bronzante », « Masque de gelée à la gingembre, aide à illumine »... Seriously ????
Je rigole, mais au fond j’ai une petite pensée un peu perfide : en gros, j’espère sincèrement que vous mettez davantage de soin dans la formulation de vos produits que dans la rédaction de vos notices ou la dénomination de vos produits. Sinon, on est mal barrés !

Et même, en poussant un peu le raisonnement, si j’étais un peu parano, j’y verrais une lichette de mépris pour les consommateurs étrangers… A vos dictionnaires !

dimanche 11 mars 2018

Resist C15 Super Booster, Paula’s Choice


Ahhh Paula Begoun ! Son nom ne vous dit peut-être rien –elle est peu connue en France- mais c’est une star de la cosméto aux US et c’était mon idole il y a 20 ans. Auteure d’un livre qui s’appelait « Don’t go to the cosmetics counter without me » ou encore « Blue Eyeshadow should be illegal » -trop d’accord !-, c’est une des pionnières du déchiffrage des compositions de produits. Elle y passait en revue tous les cosmétiques pour apprendre à ses lectrices à faire le tri. Elle a fini par créer sa propre gamme « Paula’s Choice » sans pour autant renoncer à son activité critique sur un site qui s’appelle Beautypedia (le mélange des genres ne fait jamais peur aux américains) et que je vous recommande en passant. Elle n’est pas branchée bio ou naturel, son truc c’est l’efficacité au meilleur rapport qualité/prix. En clair, elle mise tout sur le principe actif, exemple avec ce sérum à la vitamine C qui contient aussi de l’acide férulique et de l’acide hyaluronique. C’est un anti-oxydant et, pour celles qui n’auraient pas suivi ce que je me tue à répéter depuis 10 ans, l’antioxydant c’est super important pour la peau. Ca la protège des dégâts dus aux agressions extérieures (UV etc) et ça booste même l’efficacité des filtres solaires. Perso, je ne mets pas de filtre solaire quand il fait gris mais je ne sors jamais sans un antioxydant sur la peau. Très léger et vite absorbé, on en met trois gouttes dans sa crème avant de l’appliquer ou on l’applique seul en guise de sérum deux minutes avant la crème de jour, y compris sur le contour des yeux. C’est assez rare de trouver ce type de produit sans une tonne d’alcool, sans silicones ni parfum dedans (toutes les formules de Paula sont sans parfum). Pour moi, il rivalise carrément avec CE Ferulic de SkinCeuticals, aussi dosé à 15 % de Vit C et exempt de silicones, parfums et huile minérale mais, celui de Paula est à 53 euros... La bonne nouvelle c’est qu’on peut se procurer les produits en Europe en allant sur le site (je sais je suis chiante je ne mets pas de lien mais je ne suis pas payée par la marque, vous cherchez vous-même), attention c'est en anglais.

mercredi 7 mars 2018

Quel prix pour un bon shampooing ?


Sûrement pas les prix stratosphériques qu’on voit depuis peu avec l’arrivée de marques comme Sisley sur le marché des capillaires. 63 euros le shampooing, c’est clairement trop cher, les produits sont bons mais pas spectaculaires au point de casser sa tirelire. Pour autant, un shampooing à moins de 6 euros le flacon est rarement un bon produit et j’ai bien du mal à trouver de bonnes formules en grandes surfaces. Généralement, les tensio-actifs bon marché sont nuls pour le cuir chevelu. Si on veut une formule moins agressive, il faut mettre un peu plus cher. Conclusion : si je devais choisir une marque sûre, à laquelle je fais vraiment confiance, c’est Phyto qui arrive en premier. Les prix sont encore abordables et il y a un vrai savoir-faire. 

dimanche 4 mars 2018

Pince à épiler coudée crabe mors biais, Vitry


Aujourd’hui je rends service à toutes celles qui portent leurs lunettes non-stop et ne voient pas de près et qui, du coup, n’arrivent plus à s’épiler les sourcils correctement. Notez quand même que la nature est presque bien faite, plus on avance en âge et moins on voit de près, on se floute donc la ride soi-même, c’est merveilleux ! Bref, cette pince à épiler est faite pour se glisser sous les lunettes facilement, elle se place donc de façon totalement parallèle à la peau. Peut-être connaissiez-vous déjà l’existence de l’engin ? Moi, non. Il faut quand même un petit coup de main, on a tellement l’habitude du modèle classique qu’un peu d’entraînement est nécessaire pour se servir de celle-ci, mais ça vaut le coup ! Le modèle coûte 11,20 euros (en pharmacies ou sur leur site) et se fait en 12 couleurs ! On peut l’assortir au carrelage… 

mercredi 28 février 2018

regarder ses grains de beauté, mais pas que…

C’est juste une info comme ça en passant, glanée lors d’une conférence de presse sur les solaires (oui, pour nous, c’est en ce moment les solaires, on a de gros délais de fabrication pour les magazines, du coup on a les infos très en amont). Alors que l’incidence des mélanomes ne faiblit pas, j’apprends que 60 % des mélanomes surviennent ex-nihilo. Autrement dit, il ne s’agit pas de la transformation d’un grain de beauté mais d’une tache qui apparaît comme ça sur une peau saine. En fait, je savais, mais je ne pensais pas que c’était autant. Et le même professeur de photo-dermatologie a précisé que pour synthétiser la vitamine D, dix minutes d’exposition par semaine (avant-bras, mains, visage, sans filtres solaires évidemment) suffisaient. Difficile de comprendre pourquoi on est si carencés mais bon… 

dimanche 25 février 2018

Le blush crème au pinceau


C’est le genre de produit que j’applique au doigt mais je reconnais que ça prend un peu de temps car il faut fondre la matière au teint en tapotant, pas idéal pour celles qui sont toujours pressées. Alternative : l’appliquer au pinceau en choisissant un modèle un peu touffu pour avoir le geste assez large. Soit directement sur la peau nue, soit après le fond de teint et avant la poudre (pour fixer un peu quand même). Avec cette technique, on peut le moduler, commencer mollo et puis insister pour avoir un résultat plus soutenu. En photo, le Blush-Crème Rosé, Teint Lumière de Galénic (27 euros environ), absolument parfait car il est pile couleur "bonne mine".

mercredi 21 février 2018

Crème mousse pieds secs, Soludiab, Marque Verte


Encore un produit pour les pieds, vous allez croire que c’est une obsession chez moi… Et vous aurez raison ! Des pieds bien entretenus, c’est pas insurmontable comme boulot et très gratifiant. L’idéal c’est de les crémer tous les soirs bien sûr. J’en entends qui couinent déjà : j’ai pas le temps / je suis trop fatiguée / j’oublie / han, c’est l’hiver on s’en fout des pieds. Alors, pour celles-là, dont je fais partie aussi, personne n’est parfaite, cette mousse dosée à 10 % d’urée (pour manger vite fait la corne) fait office de séance de rattrapage . C’est très actif, on peut même espérer récupérer des talons râpeux en une ou deux applications. Une noix de mousse suffit pour chaque pied, ça pénètre à la seconde sans vraiment masser. Bon, le nom de la gamme est bizarre mais sinon, c’est sans parfum, sans colorant et sans conservateur et vendu en pharmacies à 14,30 euros les 125 ml.

dimanche 18 février 2018

Emulsion Nettoyante, Oh My Cream


J’ai enfin reçu les produits Oh My Cream, que j’ai vus partout (enfin sur ma petite planète beauté) et que j’avais vraiment hâte de tester. C’est fait et pas de déception, la gamme est top. Je vous fais un mini refresh sur OMC. Créé en 2013, c’est d’abord un site marchand très pointu où l’on trouve plein de marques naturelles ou bio (entre autres Paï, Ren, Tata Harper etc), dix boutiques où l’on conseille vraiment bien, diagnostic de peau à l’appui. Les produits vendus sont tous sélectionnés pour leur approche naturelle et leurs compos clean, le site donne la liste INCI de toutes les formules et tout est très joliment présenté, ça ne gâche rien, on parle bien de beauté… Tout fait envie ! La suite logique ? La création d’une gamme « maison » pour le visage avec des nettoyants, un exfoliant doux et des huiles de soin. J’ai adoré l’émulsion nettoyante, un lait super onctueux, à masser sur le visage pour dissoudre les impuretés et démaquiller en profondeur. Il est à base de beurre de cupuaçu, nourrissant, d’avoine et de lin, apaisants et d’acide phytique qui lutte contre les méfaits de la pollution. Evidemment, me direz-vous, des super laits pour le visage il y en a déjà plein sur le marché. Sauf que celui-ci ne contient pas d’huiles minérales, de SLS, de colorants, de parfums synthétiques, de phtalates, de parabens, de phénoxyethanol ou encore de MIT. Bref, niveau composition, ça balance du lourd. La marque préconise le double nettoyage, chose que j’ai tendance à trouver un peu pénible habituellement mais avec des produits comme ça, je pourrais changer d’avis (#girouette). Les prix sont élevés mais pas inabordables, 25 euros pour ce lait dont il ne faut qu’une petite quantité.

mercredi 14 février 2018

Davines : on refait la déco ?


Allez zou, une nouvelle rubrique sur ce blog : « cosmeto déco » parce que oui, devant l’avalanche de cosmétiques disponibles sur le marché, on peut être tentée (surtout moi) de les choisir selon leur look. Exemple : les masques cheveux unidose de Davines, totalement sublimes (mais efficaces aussi sur les cheveux). Ils donnent envie de filer chez Leroy-Merlin pour changer toute la déco. On les expose sans complexe et on hésite presque à les utiliser pour les garder jolis dans la salle de bains (et j’ai même une collègue proche qui collectionne les bougies Diptyque et ne les fait PAS brûler car elle trouve qu’elles sont plus jolies intactes, ha ha ha ). Davines nous fait payer quand même assez cher la déco :  les masques sont à 9,90 € mais sur ma chevelure, j’en ai eu pour deux utilisations. A l’opposé de ça, il existe une foultitude de produits géniaux mais que tu as envie de planquer tellement ils sont moches, c’est pour ça que les placards existent, non ? 

dimanche 11 février 2018

Est-ce que je peux utiliser mon sérum visage sur le contour des yeux ?

Et ensuite appliquer mon contour des yeux…. ? 
Comme d’habitude, ça dépend. Du sérum déjà. Si c’est une formule à base d’acides de fruits (AHA) c’est carrément une mauvaise idée, c’est même risqué. Donc, pitié, lisez les étiquettes ! Pour les autres sérums, habituellement ils ne sont pas testés sur le contour des yeux donc les marques ne les vendent pas pour tels bien sûr. Mais, la plupart du temps aucun souci. Cela étant dit, le « layering » sur le contour des yeux, je ne suis pas sûre que ce soit utile. Pourquoi ? Parce que la peau y est ultra-fine et que ça ne sert à rien de la saturer d’actifs qui, au bout d’un moment, n’y pénètrent plus. Et sinon pour éviter vraiment les rides, les lunettes de soleil bien larges c’est idéal…

mercredi 7 février 2018

In transit camera close up, This Works


A y est, je l’ai ! Quoi ? Le fameux effet waouuu… Le graal de toutes les beauty addict. Le soin de jour qui fait aussitôt la peau plus jolie. Tout ça signé par la marque anglaise This Works que j’aime, décidément, de plus en plus. Avec une composition presque sans silicones (je dis presque car il y en a un peu, très loin dans la liste INCI), contrairement à tous les autres produits de ce genre. Pas d’huiles minérales non plus, ni de phtalates, sulfates, parfums de synthèse, parabens ou propylène glycol. Ca fait « primer » en même temps puisque ça floute magiquement les défauts et on peut même l’utiliser sur le contour de l’oeil. La marque conseille d’utiliser le produit comme masque aussi (bon, là pour moi ça manque d’intérêt). Il coûte 39, 90 €. Hélas, les produits sont dispo uniquement sur le site de Sepho et pas en vrai dans un magasin (donc il faut me croire sur parole ou profiter d’un passage en Angleterre pour tripoter la texture). 

dimanche 4 février 2018

Longue vie à Même !


Ca fait tellement longtemps que je veux parler de cette marque, mais à chaque fois, j’ai renoncé devant l’ampleur de la tâche. Il y a beaucoup de choses à dire et c’est un sujet si sensible, c’est si difficile de bien expliquer… Les fondatrices, Judith et Juliette, touchées de près par la maladie, ont lancé Même il y a un an environ pour répondre aux besoins des femmes atteintes d’un cancer. L’idée étant de proposer des produits ultra-safe, c’est à dire sans perturbateurs endocriniens ou suspectés de l’être. Et là, tout de suite, on flippe parce qu’on se dit, mais what ? ça veut dire que tout ce que j’utilise est naze ? Oui, peut-être… Surtout, les produits sont faits pour des femmes en cours de traitement et répondant à leurs besoins très spécifiques car la chimio, je ne vous apprends rien, c’est aussi un cauchemar pour la peau, les cheveux et les ongles. Tout est super bien pensé, comme les vernis, opaques et bien adaptés au problème du noircissement des ongles pendant la chimio. La crème corps, super hydratante et très bien tolérée, tout comme l’huile lavante, parfaite quand la peau est au top de sa sensibilité. Les prix sont raisonnables (20 € par exemple la crème corps) et, cela fera plaisir à mes lectrices très à cheval sur la liste INCI, le site donne tous les ingrédients in extenso et en indique la source et l’action. Tout est testé et validé par des oncologues. Ce n’est pas certifié bio car certains ingrédients utilisés en bio sont interdits aussi sur des peaux fragilisées (les huiles essentielles par exemple) mais on est dans le même registre. La marque est vendue en pharmacies ou directement sur le site (où on trouve aussi plein de conseils intelligents). Et leur nom ? Même ? Ben oui, même pas peur, même pas mal, comme un défi.

mercredi 31 janvier 2018

Savon nettoyant pinceau, Sephora


Allez les filles ! On lave ses pinceaux ! Et là, tout le monde se barre en courant… Bon, j’ai peut-être une solution pour vous. Ce petit savon dans sa boîte et surtout l’accessoire qui l’accompagne, un disque en silicone qui se ventouse sur le fond du lavabo. Tout con, certes mais ultra-pratique. Parce que le nettoyage est beaucoup plus rapide et efficace en frottant le pinceau imprégné de savon sur le bidule qu’avec juste du savon. Au final, des pinceaux tout doux, un maquillage mieux appliqué, moins de boutons (because moins de prolifération de bactéries). Tout ça pour 9,95 euros. Et ouais, plus d’excuses… 

dimanche 28 janvier 2018

Crème fouettée corps à la prêle, Alban Muller


Drôle de démarche que choisit cette marque : son nom -Alban Muller- est inconnu du grand public mais ultra-connu de la profession car il formule et fabrique depuis 40 ans pour de très nombreuses marques. Impossible de citer des noms car c’est confidentiel mais en gros, c’est à lui qu’on fait appel quand on veut lancer sa marque et qu’on n’a pas les moyens d’avoir ses propres labos et ses propres usines non plus. Installé dans la Cosmetic Valley, il est passionné de plantes. Ce qui est drôle, c’est qu’il aurait pu faire cette démarche il y a très longtemps. En tout cas, le résultat est nickel, comme cette crème pour le corps à la texture nacrée (mais qui ne fait pas miroiter la peau rassurez-vous), qui pénètre en deux secondes et laisse l’épiderme tout rebondi. A base d’extraits de prêle, plante utilisée pour son action raffermissante, elle ne ressemble pas à une formule bio habituelle (ni à aucune autre formule d’ailleurs) et on sent la maîtrise. La marque revendique en outre un procédé de fabrication à basse température qui préserve les propriétés des molécules. J’adore aussi le look du pot, je le trouve plutôt tendance, ce qui, m’a étonnée aussi. Pour être franche je m’attendais à un truc plus ringard (mais quelle langue de P.…!). Elle coûte 29 euros (sur leur site uniquement)

mercredi 24 janvier 2018

J’ai lu que le dioxyde de titane sous forme nano était très dangereux et qu’on en trouve dans les cosmétiques, ton avis sur la question ?

Ben… Une fois de plus on fait le procès de la chimie sans remettre en question nos pratiques de consommation. Alors, oui, le dioxyde de titane, sous forme de nanoparticules est dangereux (mais il n’y a hélas pas beaucoup d’études sur la question). Il est présent dans les crèmes solaires car c’est un filtre minéral ultra-efficace. Sauf que, quand on l’incorpore sous une forme pas nano (donc sans danger) la crème est bien blanche et personne ne veut en mettre. A tel point que même la charte bio des solaires autorise le dioxyde de titane nano arguant qu’on préfère encore incorporer ce matériau que risquer un mega problème de santé publique avec augmentation des cancers de la peau. Ce qu’il faut savoir, c’est que cet ingrédient est surtout dangereux pour les personnels le manipulant dans les usines, quand il est encore volatile (ce qui est problématique aussi on est d’accord, hein). Une fois intégré à une crème, on ne le respire pas (et c’est pour cela qu’il n’y en a pas dans les brumes solaires qu’on pourrait par mégarde respirer). Bon, il faudrait éviter aussi de l’appliquer sur une peau lésée mais, personnellement, sa présence me préoccupe davantage dans certains dentifrices car on peut les ingérer ou même dans les produits alimentaires. Pour rappel, dans les cosmétiques, les ingrédients sous forme nano sont indiqués entre crochets dans la liste INCI, c’est facile à repérer et il y en a très peu car les consommateurs n’en veulent pas. Pour bien comprendre le débat, Que Choisir porte plainte pour défaut d’étiquetage : en gros Que Choisir dit que certains utilisent des nanoparticules sans le dire. C’est assez technique car c’est une question de taille, il y a beaucoup d’ingrédients à la limite de la taille nano pour bénéficier de la praticité de la micronisation sans être en nano. Par exemple, c’est souvent le cas des pigments très noirs dans les mascaras. Donc, suite à la plainte déposée par l’UFC Que choisir il y a quelques jours, les fabricants incriminés demandent à connaître le protocole de tests de Que Choisir car leurs fournisseurs de matières premières nient les utiliser.

dimanche 21 janvier 2018

le dermato m’a prescrit des produits que je n’aime pas

Aïe ! Ben, déjà, tu n’es pas la seule dans ce cas… Le nombre de copines qui essayent les produits recommandés par le dermato mais sont déçues et ne les rachètent pas, c’est énorme. Mais c’est normal. Je m’explique : le dermato te propose d’utiliser des produits dont les visiteurs médicaux lui vantent les mérites (argumentation scientifique à l’appui). Ce sont la plupart du temps des marques vendues en pharmacies, très safe et avec lesquelles on est quasi sûre de ne pas avoir d’allergies (et c’est déjà pas mal). Sagesse et sécurité donc. Sauf que, les dermatos n’essayent pas tous les produits qu’ils recommandent (contrairement aux journalistes beauté, ah ah ah) et parfois on a de gros loupés : produits trop riches (on a consulté pour un problème de peau sèche et on se retrouve avec l’épiderme luisant du matin au soir) ou juste pas agréables à utiliser. Les dermatos ne sont pas non plus tous au point sur les ingrédients (alors que les pharmaciens oui). Notez bien que les dermatos ont autre chose à faire que s’intéresser de très près aux produits, ils se tapent quand même dix ans d’études pour réaliser des diagnostics super pointus de maladies de peaux (et sincèrement, souvent rien ne ressemble plus à une maladie de peau qu’une autre maladie de peau). Mais bon, le problème, quand le produit prescrit ne plaît pas, c’est qu’on a vite tendance à l’abandonner pour revenir à ses crèmes préférées. Evidemment, je ne vous fais pas un dessin, plus on raffole de formules parfumées ultra-glam et plus on risque la grosse déception dans la prescription. Souvent, le dermato demande « et vous utilisez quoi comme produits ? » et si on balance une marque qu’il ou elle ne connaît pas, ça finit par « utilisez plutôt ci ou ça ». Mais il y a de l’espoir, d’abord parce que les dermatos et médecins esthétiques sont de plus en plus souvent des femmes utilisatrices de produits, surtout s’ils sont spécialisés en actes anti-âge. Ils ou elles conseillent généralement des marques top comme SkinCeuticals ou NeoStrata. Et, du côté des marques prescrites, il y a aussi de l’espoir car les produits sont de plus en plus sympas à utiliser. Un début de solution à ce souci ? Aller dans un point de vente spécialisé produits pharmaceutiques, soit une pharmacie pointue sur la question soit My-Dermacenter (rue des Francs Bourgeois à Paris) qui conseille et vend toutes les marques pharmaceutiques de L’Oréal (La Roche Posay, Sanoflore, SkinCeuticals,Vichy).   

mercredi 17 janvier 2018

Crème mains nourrissante aromatique, Sanoflore


Celle-là, les bonnes fées se sont penchées sur son berceau : elle a tout pour elle : une formule bio (toujours mieux), une texture aussitôt absorbée (encore rare en bio), une odeur à tomber – ici c’est orange douce et camomille mais elle a deux soeurs tout aussi délicieuses à la lavande et à la menthe- et un mini-tube qu’on peut garder dans son sac sans qu’il se déforme, contrairement à tant d’autres. Mais la vraie bonne idée de la marque c’est d’avoir ciblé les huiles essentielles pour obtenir une action précise dans chaque crème. Se concentrer, se relaxer, se revigorer… Voilà pourquoi il est recommandé d’appliquer sa crème puis de placer ses deux mains devant son visage pour respirer à fond les huiles essentielles. Et c’est super agréable ! Elles coûtent 9,10 euros. 

dimanche 14 janvier 2018

J’ai testé le rehaussement de cils

Et c’est peut-être ce qu’on appelait autrefois la permanente de cils. On utilise plus souvent maintenant le terme rehaussement qui doit faire moins peur. Ca faisait longtemps que je voulais tester le truc, sachant que je ne suis pas du tout cliente pour les extensions de cils que je trouve bizarres, artificielles et casse-bonbons niveau entretien. Et comme par ailleurs, je suis très friande de teinture de cils, surtout en été parce que mes cils sont clairs, et que j’avais remarqué qu’on pouvait associer les deux techniques, je me suis lancée. Résultat ? Bien mais pas tant que ça. En gros je m’attendais à un résultat plus spectaculaire. Certes, on voit une différence mais au vu du temps que cela prend, je crois que je préfère continuer à mettre mon mascara. J’ai pris une photo avant/après mais on ne voit pas assez la différence pour que vous puissiez apprécier la chose. Je reconnais que en deux coups de mascara mes cils sont bien recourbés mais je pensais qu’au naturel ce serait déjà top. Concrètement, la pose (ultra-minutieuse) dure vingt minutes : les cils sont collés sur une espèce de petit bourrelet de silicone posé au ras de la paupière supérieure. On doit rester ensuite les yeux fermés une vingtaine de minutes supplémentaires le temps que le produit « prenne » puis, après le rinçage, on passe à la teinture de cils et rebelote pour quinze minutes. Grosso modo, il faut prévoir une heure pour les deux. Le résultat dure quatre semaines environ (peut-être plus si on ne perd pas beaucoup ses cils) et la séance coûte 75 euros dans un institut de quartier. Attention à bien choisir l’endroit si vous êtes intéressée car ça ne supporte pas du tout l’amateurisme. Internet regorge d’histoires atroces d’yeux gonflés/collés/rougis, les produits utilisés ne sont pas anodins…

mercredi 10 janvier 2018

C’est marrant, il y a plein de nouveaux gommages…

Et ce n’est pas un hasard ! C’est parce qu’à partir de maintenant, la réglementation européenne interdit les particules de plastique dans les formules. Du coup, toutes les marques qui en utilisaient ont revu leur copie. Certaines en profitant pour enfumer quelques consommatrices et dire qu’elles l’ont fait par souci écologique (euh, non, en fait, t’es obligé de le faire…). Et celles qui n’utilisaient déjà pas de plastique fayottent un peu en remettant en avant leurs produits aux grains souvent végétaux. Bref, rien de bien bouleversant dans les résultats sur le visage (car quoi de plus basique qu’un gommage?) mais une foule de nouveaux produits.

dimanche 7 janvier 2018

Prêt à Powder Très Invisible, Bumble et Bumble


Le shampooing sec pas sec ou quand tu crois que le produit ne t’es pas du tout destiné alors que finalement il est génial pour toi… Explication : c’est un shampooing sec pour cheveux secs et épais, il nourrit le cheveu. Logiquement, quand on a les cheveux fins qui regraissent vite, on passe son chemin. Sauf que, sur insistance de ma chère collègue aux cheveux encore plus fins que les miens, j’ai fait le test. Adopté direct ! Totalement transparent, il aère la chevelure et au toucher, on dirait vraiment qu’elle est lavée de frais (je vais me reconvertir dans la pub pour lessive si ça continue). Bref, super efficace, tout doux et pas d’odeur de parfum cheap : pur bonheur ! Mais il coûte une blinde pour un shampooing sec, j’en conviens : 29,50 euros

mercredi 3 janvier 2018

Mise au point pour bien commencer l’année 2018 ! Comment tu sais si un cosmétique est bon ?


(sous-entendu, tu n’es pas dermato/biologiste/pharmacien)
C’est la grande question de la légitimité, qu’on pose à tous les journalistes. On fait d’ailleurs bien plus confiance à un médecin devenu journaliste santé (y en a plein) même s’il n’a jamais exercé. Bref, c’est comme ça, mais je commence à avoir l’habitude d’y répondre. Ce que je teste, en tant que journaliste, en premier ce sont les critères cosmétiques du produit : ça sent bon ? ça pénètre bien ? C’est facile à utiliser ? Concernant l’efficacité du produit, je teste la validité des arguments scientifiques, en recoupant des infos de sources différentes, comme le font tous les journalistes. Par exemple, je regarde si la marque a déposé un brevet, preuve d’innovation. Et si le brevet concerne une nouvelle molécule (très rare) ou juste une nouvelle association de molécules existantes qui agissent en synergie (plus fastoche donc plus fréquent). Je regarde aussi les tests fournis par la marque en détaillant le protocole. Par exemple les tests d’auto-évaluation me hérissent le poil : on donne à tester une crème à une consommatrice pendant 21 jours et on lui demande si elle a apprécié le produit. Bon, on se contrefout du résultat car on espère bien que celui-ci est excellent, sinon quel intérêt à proposer le produit ? Les vrais tests se font avec des protocoles un peu plus complexes et surtout pas en auto-évaluation. Je scrute l’actualité des marques et je m’interroge : si tout le monde sort un nouveau produit à base de poudre de perlimpinpin c’est qu’il faut aller creuser le sujet. Cela peut être le signe que la poudre de perlimpinpin est désormais disponible sous une forme particulièrement efficace et que tous les formulateurs et équipes marketing se sont jetés dessus pour l’intégrer à leurs produits. Par exemple, les progrès inouïs des cosmétiques bio ces dernières années sont dus à l’arrivée de nouveaux principes actifs, parce que le marché est sorti de la confidentialité et a donc vu affluer des capitaux pour financer la recherche (cercle vertueux). Je lis la liste INCI des produits, j’ai un peu plus d’entraînement que la plupart des gens mais tout le monde peut s’y mettre. Je ne suis pas scientifique mais mon rôle est de vulgariser. J’ai également une vision globale du marché (car je reçois les infos de toutes les marques ou presque) ce qui facilite l’analyse. Voilà, vous savez tout ou presque…