mercredi 12 septembre 2007

Cohesion Lift Instant Lifting, Pr Ch.Poelman; Club des Créateurs

Un seul flacon mais deux produits à utiliser l’un après l’autre : voici le nouvel anti-rides proposé aux « quadra » par le Club des Créateurs de beauté. Ca commence mal pour moi, je n’ai pas lu le mode d’emploi et j’appuie sur les deux boutons poussoir en même temps. La pâte obtenue est impossible à mélanger, ça m’apprendra à faire n’importe quoi ! C’est plus compliqué qu’il n’y paraît : le premier produit est un anti-rides qu’on masse bien sur tout le visage. Puis, après trois minutes de séchage, on passe au deuxième produit, un sérum tenseur à étaler en effleurant la peau. On attend encore trois minutes avant de toucher sa peau et youpi, on est redevenue jeune et belle. Rayon principes actifs, le premier produit contient du « Pro-Xylane » le nouvel actif vedette de L’Oréal, un dérivé de xylose qui assure la cohésion des cellules et redonne densité et fermeté à la peau. On commence d’ailleurs à trouver ce fameux « Pro-Xylane » dans tous les nouveaux produits des marques du groupe, preuve qu’on compte beaucoup sur lui ! Il est présent dans « Absolue Premium Bx » de Lancôme, « Derma-Genèse » de L’Oréal Paris ainsi que dans « Néovadiol » de Vichy et « Substiane » de La Roche Posay. Au menu du deuxième produit : un extrait de soja qui forme un film qui se rétracte légèrement à la surface de la peau et des micro-nacres qui gomment, par effet optique, les irrégularités de la peau. Au finish et sur ma peau, une fois appliqués les deux produits dans le bon ordre, le résultat est plutôt sympa. Si je ne peux pas juger de l’effet du Pro-Xylane avant quelques années (on en reparle…) le sérum tient bien ses promesses d’effet lifting. C’est vrai que la peau est plus tendue sans être trop inconfortable comme avec les sérums tenseurs habituels. Sauf que, à mon avis, c’est un produit parfait pour celles qui ne se maquillent pas le teint. Car, le fameux film a tendance à « pelucher » si on applique ensuite un fond de teint. D’autre part, le produit est un poil trop parfumé à mon goût. Je sens son odeur poudrée encore une heure après l’application et je ne suis pas fan des soins visage trop parfumés.

trouver un parfum que personne d'autre ne portera (ou presque)

C’est facile à Paris, un peu moins quand on habite en province. Pour les parisiennes, il existe une tendance des grandes maisons à réaliser des parfums vendus uniquement dans le point de vente d’origine. C’est le cas de Guerlain, qui propose au 68 avenue des Champs Elysées, quelques merveilles hors de prix mais tellement loin de ce que l’on renifle dans les parfumeries, que cela vaut la peine de casser sa tirelire. Chanel fait ça aussi rue Cambon, ainsi que Givenchy, qui réédite ses parfums légendaires ou encore Dior. Autre piste : ceux qui ont décidé de faire de la parfumerie en dehors du circuit traditionnel. Serge Lutens aux Salons du Palais Royal ou encore Annick Goutal qui sort trois nouveaux parfums vraiment originaux à base d’ambre, de myrrhe et d’encens, à porter seuls ou associés. D’autres lieux ? Le Maître Parfumeur et Gantier, mais aussi le formidable Frédéric Malle qui remet les parfumeurs à leur place naturelle, celle de véritables créateurs, en les laissant exprimer leur talent sans les contraintes habituelles. Dans les grands magasins, le Printemps vient de créer un petit espace « La Scent Room » où l’on trouve justement quelques parfums rares, comme « L’Eau Neuve » de Lubin, créée en 1968 et rééditée depuis peu. C’est une eau fraîche qui, contrairement aux autres senteurs de sa catégorie, tient bien sur la peau. Cela dit, inutile de tout renifler le même jour, au bout de trois ou quatre parfums, le nez sature et on ne distingue plus rien. De plus, un parfum, ça s’essaye sur soi, pendant quelques heures. L’idéal est même de revenir l’acheter un autre jour quand on l’aura fait sentir à son (sa) chéri(e). Tant que vous y êtes, oubliez les codes classiques de parfum « masculin » ou « féminin », il n’y a pas de loi qui réserve certaines senteurs à un genre plutôt qu’à un autre. Laissez-vous mener par le bout du nez ! Est-ce qu’un parfum aussi original, ça s’offre ? Non, je suis catégorique, c’est tellement personnel que ce serait une folie de le choisir et de l’offrir tel quel. Si on veut l’offrir, il faut emmener la personne sur place, la laisser découvrir les différentes senteurs et revenir discrètement le lendemain pour acheter l’heureux élu. Oui, un parfum que personne d’autre ne portera, ça se mérite !

dimanche 9 septembre 2007

s'il te plait, monsieur Kleenex

Je sais que tu as fait des efforts ces dernières années pour que la boîte de mouchoirs en papier posée sur mon étagère de salle de bains passe du format rectangulaire au format carré et prenne ainsi moins de place. Je ne sais pas combien d’ingénieurs ont planché sur le projet mais, vu le temps que ça a pris, ça a du demander beaucoup de travail. Je sais aussi que tu as fait des efforts pour que la boîte soit beaucoup plus agréable à regarder que les précédentes versions. Mais, je suis désolée de te le dire comme ça, ce qui paraissait un joli progrès commence à tourner en eau de boudin. Les impressions de galets ou de sable, ça allait encore, je pouvais les supporter, mais les algues, les fleurs et les taches de vaches dix ans après tout le monde, ça ruine ma déco. Si tu persistes dans cette voie, je te préviens, je réachète des boîtes rectangulaires de marques de distributeurs (parce que, moche pour moche, autant que ce soit pas cher, hein…). Franchement, ça serait tellement plus simple si justement tu faisais simple (je sais, c’est ce qu’il y a de plus compliqué). Tu pourrais faire des boîtes avec des couleurs normales mais unies, tout en sobriété, et puis, par exemple, tu mettrais ton joli nom de marque sous la boîte avec ton adresse et tout le tintouin, on saurait que c’est toi mais on ne serait pas obligé d’avoir ton nom sous les yeux TOUT le temps ! Sinon, je te donne des pistes pour cet hiver. En mode, la tendance est aux touches de fluo, n’hésite pas à nous faire des boîtes fluo. Et même si tu veux qu’on en achète encore plus, de tes boîtes, fais des séries limitées. Des boîtes rouges pendant deux mois, on ferait des stocks, tu serais content, non ? J’attends de tes nouvelles…

crème de jour : avec ou sans filtres solaires ?

Sachant que le soleil et la lumière du jour sont de grands pourvoyeurs de radicaux libres et donc, de rides, on se demande souvent, à juste titre, s’il faut choisir une crème de jour avec des filtres solaires ou non. J’ai un avis assez tranché sur la question. Pour moi, c’est non et voici pourquoi. Les filtres solaires sont des substances qui passent dans l’organisme et ne sont, de ce fait, pas totalement neutres. Même si leurs effets nocifs sont encore à démontrer car il n’y a pas eu beaucoup d’études sur le sujet, les soupçons se font de plus en plus précis. De plus, les filtres solaires sont des substances irritantes et potentiellement allergisantes. Quand on sait que les consultations pour allergies cutanées dans les services de dermatologie augmentent d’année en année, il est vraiment légitime de regarder ses cosmétiques à la loupe. Conclusion : le bénéfice qu’on retire de l’ajout de filtres solaires, est, pour moi, moindre que ce qu’ils apportent véritablement à une crème de jour. Concrètement, soit on est exposé au soleil toute la journée et, dans ce cas, le mieux est alors d’appliquer un véritable produit solaire, dont la formule a justement été conçue pour ne pas trop migrer vers l’intérieur de la peau. Soit on subit une exposition intermittente au quotidien, et, dans ce cas, on n’a pas véritablement besoin d’une crème avec des filtres. C’est un débat récurrent chez les fabricants et un choix stratégique en fonction des marchés visés. Si vous achetez une marque américaine ou japonaise, il y a fort à parier qu’elle contienne des filtres solaires alors que les marques européennes sont moins portées sur ce type de formulation ou proposent les crèmes en deux versions.

mercredi 5 septembre 2007

à quoi ça sert, un sérum ?

On a du me poser la question 100 fois, d’ailleurs, c’est souvent la même copine qui pose la question, elle ne doit pas être convaincue par ma réponse… La copine, en général, ajoute « ce serait pas une invention pour nous faire acheter des produits en plus ? ». C’est vrai aussi mais, si on est convaincue de l’utilité des produits de beauté, on sera convaincue par l’utilité du sérum. Alors, pour faire simple mais technique : un sérum, ça sert à apporter des principes actifs qui, par leur quantité ou leur texture, sont difficiles à incorporer dans une crème, le tout sous une forme très fluide donc plus rapidement absorbée par la peau. Vous suivez toujours ? En gros, la crème sert surtout à protéger la peau des agressions extérieures, à l’aider à exercer sa fonction de barrière et à ne pas perdre son eau. Tandis que le sérum ne protège rien du tout. Il apporte des ingrédients qui boostent le bon fonctionnement des cellules. On le met habituellement le soir, avant de mettre une crème de nuit mais, je trouve que c’est un produit génial à utiliser tout seul sans crème, pour la nuit, sur une peau mixte ou grasse. Pas à 20 ans mais à partir de 35/40 quand la peau commence à moins bien se régénérer. Pourquoi ça s’utilise le soir ? Parce que ça ne protège pas la peau du vent et du soleil et que, la nuit, la peau se régénère plus facilement. Mais, rien n’interdit de l’appliquer le matin, juste avant la crème de jour. Comment choisir le bon produit ? Il faut investir dans des marques qui ont fait du sérum leur spécialité. Autant on peut trouver de bons démaquillants, des crèmes de jour super et des laits pour le corps fantastiques en supermarchés, autant côté sérums, c’est franchement le désert. Les spécialistes du sérum, c’est Clarins avec le « Total Double Sérum » reformulé pour bénéficier des dernières innovations ou encore Estée Lauder avec « Advanced Night Repair », moins luxueux mais très efficace aussi « Serum Thermal Fix » de Vichy.

lundi 3 septembre 2007

Bobbi la belle

Bien que ce message soit publié dans la rubrique maquillage, il s’adresse surtout à toutes celles qui détestent le maquillage. Celles qui pensent que le maquillage n’est pas fait pour elles, que le maquillage ne leur va pas et qui, après l’essai d’un rouge à lèvres, un jour, ont eu l’impression de se transformer en Vampirella. Je sais ce que je dis, ces femmes là, j’en fais partie. Et Bobbi Brown aussi très certainement. C’est une maquilleuse New-Yorkaise qui a créé sa marque il y a quinze ans avec un objectif : nous rendre plus jolies, sans nous déguiser mais juste en tirant le meilleur parti de ce qu’on a. Les mêmes en mieux, avec elle, c’est possible et même facile. Sa marque, c’est le royaume de la non-couleur, des taupes, gris, beiges, bruns. Dès la naissance de sa marque, elle était l’une des pionnières sur le marché du maquillage « nude » dont on parle tant aujourd’hui. Et c’est d’ailleurs son rouge à lèvres à base de pigments bruns (facile à porter et pas sophistiqué) qui a fait son succès au début de l’aventure. En plus des couleurs qui mettent en valeur au lieu de « peinturlurer », les textures des produits sont parfaites. Les ombres à paupières s’appliquent sans accrocher et tiennent toute la journée. Parmi les produits les plus sympas de sa gamme, il y a les poudres libres et les fonds de teint qui contiennent tous une petite pointe de pigment jaune qui donne aussitôt bonne mine. Autre réussite : ses anticernes. Si vous n’avez jamais trouvé l’anticernes qui vous convient, allez essayer les siens. Ils existent en plusieurs textures (un correcteur pour cernes très foncées et un anticernes plus léger), ce qui est déjà assez rare mais, en plus, la gamme de couleurs est large, ce qui est encore plus rare ! Mention spéciale aussi aux gloss, pas collants, ni pétasses, qui font les lèvres naturelles et joliment charnues comme si on était nées avec… Il ne faut pas hésiter à demander conseil auprès des vendeuses (formées par la marque) pour trouver les bonnes couleurs : celles qui vous iront à vous, et pas à vos copines. Petit rappel à l’occasion : essayer un rouge à lèvres ou un gloss sur le dos de la main ne sert à rien car la couleur de fond n’est pas la même. La peau est bien plus claire et beige que la bouche, voilà pourquoi on peut trouver une couleur de rouge géniale et être déçue du résultat une fois sur soi. De plus la couleur des lèvres varie énormément d’une personne à l’autre… Un petit reproche à Bobbi dans ce concert de louanges ? Ses produits sont parfois difficiles à trouver, il n’y en a pas partout. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’ils sont désormais disponibles chez Sephora.

samedi 1 septembre 2007

Je déteste les tests

S’il y a bien quelque chose qui m’agace au pays merveilleux de la cosmétique, ce sont les tests qui sont présentés à l’occasion de la sortie des nouveaux produits. Ces tests sont obligatoires pour valider l’efficacité du produit. En effet, une crème hydratante ne peut pas se vanter de l’être dans les messages publicitaires si elle ne peut pas le prouver. Le test version « pauvre » consiste donc à appliquer sur la moitié du visage la crème en question et sur l’autre moitié : rien ! Evidemment, à ce compte là, on peut remplacer la crème hydratante par du beurre (nettement moins cher au kilo), ce sera toujours plus hydratant que rien ! On teste souvent aussi la nouvelle crème contre un produit de référence, c'est-à-dire une crème hydratante déjà présente sur le marché. C’est déjà mieux mais, le test le plus parlant serait de comparer, sur deux parties du visage, la même crème en deux versions. Une sans ses principes actifs (on teste donc uniquement l’efficacité de l’excipient) et l’autre avec principes actifs (puisqu’on veut démontrer que l’ajout de poudre de perlimpinpin apporte quelque chose à la crème). Bizarrement, ce test, qui serait intéressant est rarement présenté. Quant au tests de consommatrices, là, c’est la franche rigolade. On donne la crème à 20 femmes et on leur demande si après utilisation pendant un mois, elles ont trouvé que leur peau était plus raffermie, plus hydratée etc. Devinez quoi ? Les résultats sont toujours excellents ! Et c’est bien normal. C’est même le minimum que l’on demande. Car, on imagine aisément qu’avec de mauvais résultats, on retournerait le produit au labo, du moins on l’espère. Donc, à partir de là, pourquoi se donner la peine de préciser que la crème a donné satisfaction ? Encore heureux que les consommatrices aient trouvé le produit agréable ! Mais, il serait peut-être temps de passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire adopter les mêmes protocoles que ceux utilisés pour les médicaments, surtout si on veut continuer à nous vendre les crèmes hydratantes au prix du caviar.