dimanche 3 août 2008

maintenance

Plongée dans la lecture d’un récent “Elle”, je lis et je relis (parce qu’au début, je pense que j’ai mal lu) que Victoria Beckham passe quatre heures tous les matins à se préparer. Oui, en revenant de vacances, ça me plonge dans des abîmes de perplexité. Déjà qu’elle le fasse, mais en plus qu’elle le dise... Encore que c’est la même qui déclare qu’elle n’a pas le temps de lire (là encore, elle le fait et elle le dit à la terre entière). De deux choses l’une, soit cette fille a un sens de l’humour extraordinaire soit elle pense vraiment qu’elle a besoin de ça pour être acceptable. Donc, tout ça pour ça ? Surtout que le résultat n’est pas forcément mieux que si elle ne faisait rien du tout. Je ne sais pas ce qu’elle fout en quatre heures, j’espère que la gym est comprise dans ce timing de ouf. Je sais qu’elle fait une nouvelle manucure tous les jours, à quoi bon ? J’imagine des hordes d’esthéticiennes traquant le moindre poil, munies de loupes géantes... Ce qui me fascine, c’est l’absence totale et évidente de plaisir dans la chose. Je sais qu’au fil des années, la maintenance est de plus en plus obligatoire pour s’accepter le matin dans le miroir mais Victoria n’est pas encore vieille. Cette folie perfectionniste est totalement contre-productive et le meilleur exemple pour moi, c’est de voir toutes ces américaines richissimes, refaites de partout et tout sauf désirables (on n’a même pas envie de leur raconter une vanne de peur que les fils du lifting ne claquent). Elles sont juste socialement acceptables. Je me sens bien loin de tout ça, je trouve jolis et émouvants les défauts des gens quand ils ne cherchent pas à entrer dans une norme impossible : les nez tordus, les genoux cagneux, les oreilles décollées. Se faire belle, pour moi, c’est justement s’accorder un moment rien qu’à soi à câliner sa peau et pas essayer de dompter un visage et un corps dont on a peur. J’en déduis donc que la pauvre Victoria n’est jamais en vacances de son image, toujours under control nuit et jour toute l’année, juste une pauvre victime de la dictature de la perfection. Je crois que je vais bientôt ouvrir une clinique à Paris où les stars seront obligées de rester allongées toutes les après-midi à manger du Nutella avec un bon bouquin et sans contact téléphonique possible avec leur coach. Inutile de vous préciser que je pratique moi-même de temps en temps cette cure et elle me fait un bien fou...

2 commentaires:

Pia Terra a dit…

C'est un joli billet, et je suis bien d'accord!! Etre belle c'est être "en vie" et donner aux autres l'envie de l'être. Rien à voir donc avec ces pauvres momies pathétiques.

Anonyme a dit…

d'accord aussi et vraiment, je me demande qu'est-ce qu'elle fout pendant quatre heures ?????? si je devais faire la même chose pour accompagner mes mômes à l'école le matin, je devrais me lever à 4 h du mat !!!!! heureusement qu'elle a un bataillon de nounous... (enfin, j'imagine)