Bienvenue sur ce blog consacré à la beauté ! Pas de pub, pas de billets sponsorisés, pas de jeux concours mais plein de conseils, des produits testés et des infos sur les cosmétiques. Soins visage, corps, capillaires et maquillage, si vous êtes dingue de produits de beauté, vous êtes au bon endroit !
dimanche 14 octobre 2007
qu'est ce qui est le mieux pour une peau sèche ? l'huile ou le lait ?
Les deux ! Mais pas dans n’importe quel ordre… Par exemple pour récupérer en dix minutes la pire des peaux de croco, la peau qui n’a pas vu l’ombre d’un lait pour le corps depuis des mois, il faut commencer par appliquer de l’huile en quantité généreuse. On le fait de préférence après la douche, quand la peau est humide car, c’est à ce moment précis qu’elle va parfaitement absorber l’huile. On attend cinq minutes et on applique un lait, qui par son action émolliente, va assouplir l’épiderme et apporter ainsi du confort. Il faut bien choisir l’huile pour le corps. En effet, il y a sur le marché, une foule de produits dénommés « huiles sèches » et qui sont à base d’huiles minérales (issues de la pétrochimie). L’huile sèche, c’est un peu le « Canada Dry » de l’huile, ça ressemble à de l’huile, ça graisse comme de l’huile (ça tache comme de l’huile…) mais ça ne nourrit absolument pas la peau. Effectivement, c’est sec au toucher très peu de temps après l’application mais comme ça ne sert à rien, je ne vois pas bien l’intérêt ! J’exagère, c’est joli sur une peau bronzée parce que ça donne un aspect satiné mais du point de vue du soin, c’est zéro. Mieux vaut choisir une huile végétale (il faut lire la notice et fuir les produits où il n’y a que du « parafinum liquidum » ou si celui-ci vient en premier sur la liste des ingrédients), il en existe certaines qui sont très fines et vite absorbées. Dernier conseil : plutôt que laisser pourrir vos vieux pots de crème visage dans un tiroir, en attendant qu’ils soient définitivement périmés, finissez-les sur vos jambes, car ce sont des produits très hydratants et ça sera toujours mieux que la poubelle…
mercredi 10 octobre 2007
faire ses cosmétiques à la maison ? Sans moi !
Vous pensiez que les masques aux rondelles de concombre appartenaient au passé ? Erreur ! C’est plus que jamais d’actualité avec les bonnes vieilles recettes de cosmétiques maison qui refont surface. Je ne vous incite vraiment pas à tenter l'aventure. Je sais, c’est un parti pris que vous trouverez peut-être réac mais j’ai mes raisons. Primo : on a mis des années à obtenir des règlementations super strictes et des normes de qualité top niveau pour la fabrication des cosmétiques. Ces normes ne sont pas en vigueur dans votre cuisine, ni dans la mienne. Secundo : ce n’est pas un gain d’argent. Quand on voit la liste et le prix des ingrédients nécessaires à la réalisation des produits, on a déjà de quoi acheter quelques crèmes sympas. Tertio : je suis journaliste beauté depuis 20 ans et je constate chaque jour les progrès technologiques des cosmétiques. Les produits d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux d’hier et je trouve que ce serait dommage de se priver de toutes ces merveilles, formulées avec talent par des gens dont c’est le métier. A moins bien sûr de ne pas croire vraiment à leur efficacité. Mais dans ce cas, inutile de les fabriquer, il vaut mieux tout simplement s’en passer !Et vous, qu’en pensez-vous ?
les crèmes de docteurs
Elles ont commencé par venir des Etats-Unis où les règles du jeu pour les dermatos ne sont pas les mêmes qu’en France. En effet, les dermatos américains peuvent créer leurs propres lignes de produits cosmétiques ce qui n’est pas possible en France où les médecins ont uniquement la possibilité de prescrire des médicaments ou des préparations (ou vous conseiller telle ou telle marque évidemment). Certains dermatos américains sont de véritables stars comme les Dr Brandt et Dr Perricone, dont les produits sont vendus en France chez Sephora. Le Dr Brandt, je l’ai vu en vrai et je ne suis pas sûre que ce soit une bonne pub pour lui. Il est impossible à dater, à moins d’avoir un kit de carbone 14 dans le sac à main. Il est peut-être très vieux mais ce n’est pas moi qui irai lui demander son âge (trop peur !). Je crois qu’il a abusé des peelings, sa peau est rouge ou alors il était impressionné par les journalistes françaises, allez savoir… Plus rassurant, physiquement parlant, le Dr Perricone est aussi une star absolue de la dermatologie qui va même jusqu’à proposer des conseils alimentaires dans son offre globale anti-âge ! C’est magique, on perd du poids et la peau se lisse et se raffermit déjà au bout de trois jours. Au menu, il y a du saumon grillé, des céréales complètes, des fruits rouges, des fruits oranges, du blanc de poulet (sans peau) etc. Vous voyez où je veux en venir ? Ouais, toujours pas de Nutella, de chips ou de mayo dans les aliments bons pour la peau et tout le reste… Autant être honnête, ça n’a pas marché sur moi, mais je mange DEJA vachement de trucs bons pour ma peau. C’est sans doute plus efficace sur les inconscientes qui se nourrissent à longueur d’année de macdos et de cocas. Les produits que ces docteurs proposent sont assez classiques : crèmes, sérums, lotions, rien de bien nouveau du point de vue des textures mais des cosmétiques plutôt bien formulés, pas excessivement chers (quoique…) et des principes actifs à la pointe de la technologie. Tous parient sur les antioxydants et le Dr Perricone a été l’un des premiers à parler des micro-inflammations de la peau comme facteur potentiel de rides précoces. On en reparlera d’ailleurs bientôt car c’est LE sujet du moment pour tous les fabricants de cosmétiques. Leurs crèmes sont généralement peu ou pas parfumées. Pas de glamour ni de fioritures sur les pots et flacons. En France, le secteur commence également à bouger avec l’arrivée de SkinCeuticals la marque américaine rachetée par L’Oréal dont j’ai parlé il y a peu de temps mais aussi avec « Cosmesothérapie » la nouvelle gamme de Filorga. Il faut dire que le marché est alléchant car nous allons de plus en plus souvent chez le dermato, non pas pour y soigner notre peau mais pour avoir recours à des actes de médecine esthétique : peelings, injections, etc. Et, le médecin paraît souvent plus crédible pour conseiller des produits cosmétiques que la vendeuse en parfumerie, souvent mal formée et qui vend en même temps du maquillage et du parfum. Filorga était surtout connu, jusqu’à présent, pour ses produits d’injections proposés aux médecins. La gamme « Cosmesothérapie » vient donc comme une suite logique de l’histoire. Elle est composée, pour l’instant, de 3 produits : une crème anti-âge, une cure à la vitamine C et un produit réparateur qui s’utilise directement après les interventions de médecine esthétique sur des peaux lésées. Comme il n’est pas possible de vendre des produits en cabinets médicaux, la marque (tout comme SkinCeuticals) est disponible en pharmacies. Aux dernières nouvelles, Clinique se décide aussi à remettre en avant son côté « docteur ». Après tout, c’est une des premières marques à avoir misé sur la caution des dermatologues. Dès janvier prochain, on pourra donc se rendre sur les stands pour y recevoir des conseils pour notre peau de la part des démonstratrices de la marque qui auront reçu une formation spéciale. Le conseil ne sera pas lié à la vente de produits, même si c’est évidemment le but. On pourra repartir avec des échantillons afin de tester les produits en fonction des besoins évalués par la conseillère. Car vous l’aurez sans doute remarqué, une fois sur deux, quand on vous offre un échantillon, il n’est pas destiné à votre type de peau…Alors tout ça n’est pas super fun, il faut le reconnaître mais vous avez compris le message : peau, santé et alimentation sont étroitement liés. Le chocolat, c’est donc désormais uniquement en massages dans un spa (oui, parce que à la maison c’est pas facile de ravoir les draps après un massage au chocolat) et pas le soir, affalée devant la télé…
lundi 8 octobre 2007
huile essentielle et huile végétale : ne pas confondre !
Je tombe régulièrement sur des articles où telle actrice ou chanteuse connue confie ses petits secrets de beauté. Morceaux choisis : « J’adore les huiles essentielles, j’en verse dans mon bain, j’en applique quelques gouttes sur mon visage en guise de crème de nuit… » Une petite mise au point s’impose car à lire ce genre de témoignage, on a l’impression que tout le monde confond allègrement les huiles végétales et les huiles essentielles. Je sais que les deux s’appellent « huile » mais c’est leur seul point commun. Les huiles essentielles sont obtenues par distillation. Il s’agit de produits très actifs et extrêmement concentrés. Quand on les applique sur la peau, elles passent directement dans le sang et peuvent, de ce fait, être très nocives. Certaines peuvent provoquer de graves problèmes, et être très dangereuses appliquées sur les peaux d’enfants ou, pire encore, de bébés. Pour rappel, la peau des bébés est plus perméable que la notre, il ne faut jamais utiliser d’huile essentielle sur des enfants de moins de 3 ans. Sans compter que l’huile essentielle brûle la peau, ce n’est pas très agréable. Quand aux huiles végétales, il s’agit d’huiles obtenues par pression d’oléagineux comme les huiles de cuisine. Elles sont plus ou moins précieuses et s’utilisent seules ou, pour les plus chères, diluées dans d’autres huiles végétales moins chères. Alors, pourquoi confond-on huiles essentielles et huiles végétales ? Principalement parce que les huiles essentielles sont présentes dans un nombre considérable de cosmétiques mais à des doses très faibles. En effet, elles sont si actives qu’il en faut peu pour profiter de leurs bienfaits. Du coup, on les voit partout et l’huile essentielle devient presque banale. Certaines marques entretiennent la confusion en appelant un cosmétique « huile » et en indiquant : à l’huile essentielle de ceci ou cela. En réalité, le produit ne contient que quelques gouttes d’huile essentielle dans une huile végétale. Enfin, on peut acheter librement les huiles essentielles en pharmacies ou magasins de produits naturels, ce qui contribue un peu plus à les rendre accessibles. Le grand public n’imagine pas qu’un produit dangereux puisse être en ventre libre (pourtant l’Eau de Javel s’achète n’importe où). Le malentendu est également entretenu par le fait que de nombreux consommateurs pensent qu’un produit naturel ne peut pas être dangereux. Méfiance donc, on ne s’improvise pas phytothérapeute du jour au lendemain, c’est un vrai métier !
dimanche 7 octobre 2007
qu'est ce que c'est, le maquillage minéral ?
C’est un produit qui ressemble à de la poudre mais qui est, en réalité, un fond de teint. Je sais, c’est étrange et plus encore quand on décortique la notice car la gestuelle d’application est quand même légèrement compliquée ! Il faut verser un peu de produit dans le couvercle retourné (maladroites s’abstenir) puis on imprègne le pinceau en tournant celui-ci dans le couvercle. Puis, on applique, toujours par gestes circulaires, sur tout le visage. Sincèrement, ça m’a pris beaucoup plus de temps que l’application d’un fond de teint classique même en comptant le lavage (obligatoire !!!) de ma petite éponge. Les marques présentent ça comme une révolution mais ce n’est pas si révolutionnaire que ça. Certains maquillages minéraux existent depuis de nombreuses années aux Etats-Unis. Si on regarde de plus près la composition, c’est bien de la poudre mais elle est beaucoup plus chargée en pigments que la poudre libre classique et permet donc d’obtenir un résultat bien couvrant. On y trouve aussi des filtres solaires minéraux. Le tout est censé être moins irritant (il n’y a pas de conservateurs ni de parfums) pour la peau qu’un fond de teint classique mais moi, je n’ai pas eu de problèmes d’irritation avec des fonds de teints. La pub américaine dit que c’est un fond de teint si naturel qu’on pourrait presque dormir avec ! Halte là, on sait toutes qu’on ne dort JAMAIS avec son maquillage à moins de vouloir se retrouver avec un teint qui hésite entre le jaune et le gris le lendemain matin… Autre argument de poids : le résultat serait plus naturel qu’avec un fond de teint fluide. Pour en avoir le cœur net, j’en ai testé deux. Je n’ai pas aimé celui de L’Oréal que je trouve bien trop couvrant, ma était peau presque grise, très terne, ce que j’attribue à la présence massive des filtres solaires minéraux (même effet que les produits solaires pour enfants). J’ai trouvé que cela marquait les pores et le pinceau n’est pas assez doux. Autre essai avec un des pionniers : Bare Minerals (en exclu chez Sephora). Le résultat est effectivement très naturel et léger, à mon avis, entre le fond de teint et la poudre. Il devrait séduire celles qui trouvent le fond de teint classique « étouffant » pour la peau. Les couleurs sont très précises mais, la condition sine qua non pour arriver à quelque chose d’impec, c’est d’avoir suivi la démonstration de la conseillère de la marque. C’est franchement ce qui fait la différence car ce n’est qu’une fois après avoir répété tous les gestes, que le maquillage est réellement au point. Visiblement, la marque mise beaucoup là-dessus ce qui est normal car les produits étant assez chers, il n’y a pas intérêt à se tromper…
mercredi 3 octobre 2007
le bio peut-il sauver la planète ? pas sûr !
Vous pensiez que tous les cosmétiques bio oeuvraient pour la protection de la planète ? Moi aussi je le pensais. Eh bien, on avait tort ! La cosmétique bio représente aussi un courant bien individualiste qui consiste à choisir ses petites crèmes sans produits chimiques pour ne pas risquer d’attraper de sales maladies mais le reste, changement climatique et cie, on s’en tamponne… La preuve ? Des produits même pas formidables, ni en matière de prix ni en matière de formulation, mais qui viennent du bout du monde. Ok, je sais que ça fait souvent vivre des petits producteurs car ces marques concilient souvent (pas tout le temps) démarche écolo et équitable mais c’est cher payé pour l’environnement. Les cerises du chili, vous saviez que ce n’était pas écologiquement top mais le shampooing d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, est-ce bien utile ? On peut en faire en Bretagne sans utiliser d’ingrédients super exotiques, même si c’est moins fun. Dans le même genre, ça me rappelle notre ministre de l’environnement parti constater en avion pour la journée les dégâts du changement climatique… D’autres preuves ? Les dossiers de presse, même pas imprimés sur du papier recyclé, c’est fort, non, pour des marques labellisées Ecocert ! Si encore on faisait venir des produits en vrac et qu’on les conditionnait pas trop loin de chez nous, mais non, on fait venir les produits finis. Moi, j’aimerais bien un étiquetage spécifique qui indique la provenance du produit et son coût réel pour l’environnement. On s’apercevrait sans doute de quelques aberrations : le produit pas bio meilleur pour l’environnement que le produit bio du bout du monde… Bon, tout n’est pas noir, Naturalia agrandit son rayon cosméto bio et ça vaut le coup d’aller y faire un tour, c’est beau et il y a plein de produits formidables. J’aurais quand même bien aimé que l’enseigne fasse un peu plus bouger le marché, en proposant, par exemple, plus de produits en vrac. J’aimerais tant ne pas jeter mon flacon de shampooing Melvita pour pouvoir juste le recharger. Je sais, c’est compliqué mais c’est juste une question d’habitude à prendre, surtout sur des produits très basiques comme le gel douche et le shampooing. En matière de bio, je ne pense pas qu’on ait forcément besoin de plus de marques mais que toutes les marques s’y mettent enfin (ça viendra peut-être). Enfin, pour clore le sujet Naturalia, j’en reviens à l’instant et devant moi, à la caisse, il y avait Keziah Jones, le subliiiiime musicien nigérian. J’ai dû me pincer pour le croire, dans mon Naturalia à moi, de la rue Caulaincourt ! Il est reparti à vélo avec ses petites courses. Keziah : son visage taillé à la serpette, ses fossettes, son petit chapeau, son corps de danseur, tout y était. Confidences de groupie : il est encore mieux en vrai…
ça marche les compléments alimentaires pour éviter les rides ?
On aimerait bien le savoir mais personne n’est d’accord sur la question. En gros : oui, ça marche mais il faut quand même éviter de les prendre à la légère. Il faut dire que l’enjeu est de taille et déborde largement le contexte de la ride puisque les antioxydants en compléments alimentaires peuvent aussi avoir une influence sur tout l’organisme, en particulier sur la prévention des cancers. Hélas, rien n’est simple. Au vu des études les plus longues (car là, on ne se contente pas d’observer ce qui se passe à 6 mois…), la prise d’antioxydants à hautes doses ne serait pas si bénéfique que ça aux femmes. Pire, les fumeuses doivent s’abstenir d’en prendre car cela favoriserait la prolifération de cellules cancéreuses… Imaginez le drame : on prend un antioxydant pour éviter les rides et, du même coup, on nourrit son petit cancer, trop ballot… Pour les non-fumeuses, la prise d’antioxydants serait bénéfique à condition de ne pas en prendre tout au long de l’année, puisque là aussi, le surdosage provoque l’effet inverse. Si on fait une compile de tous les avis médicaux, on peut faire une petite cure de deux mois d’antioxydants (par exemple au cœur de l’hiver quand les fruits et les légumes se font plus rares) mais on s’abstient totalement si on fume. Et on choisit ses vitamines en fonction de ses besoins prioritaires. On ne cumule surtout pas. Par exemple, si ce sont nos cheveux qui nous désolent, on fait une cure de compléments alimentaires spécial cheveux sans ajouter quelques comprimés pour les rides car on risque de cumuler les vitamines du même groupe. Privilégiez les marques qui se sont spécialisées sur ce créneau depuis longtemps (Oenobiol, Imedeen, Innéov). De toute façon, évitez les produits étranges sortis il y a deux mois et vendus uniquement sur internet avec une adresse aux Bahamas, ils sont peut-être aussi bons que les autres mais si ce n’est pas le cas, ça sera difficile de faire une réclamation. Enfin, comme toujours, on peut trouver dans l’assiette tout ce qui est nécessaire à l’équilibre de notre peau. C’est plus compliqué que de prendre une gélule car il faut glaner les bonnes infos, mais ça vaut la peine. Surtout que ce n’est pas forcément plus cher, comparez le prix des gélules au prix d’une bonne huile de colza bio…
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