dimanche 3 mai 2026

J’ai lu l’étude de l’Inserm…

…menée sur une centaines d’étudiantes de 18 à 30 ans à qui on a demandé de se passer de cosmétiques et qui ont vu leur concentration de perturbateurs endocriniens dans les urines baisser en cinq jours seulement. Ok c’est du lourd. Mais l’étude, hélas, soulève encore plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. On retrouve dans leurs urines du bisphénol A qui est interdit depuis 2005 dans les cosmétiques. Pourquoi en retrouve-t-on ? D’où vient-il ? Impossible de le savoir puisque l’étude ne précise pas quels produits ont été appliqués. Est-ce, par exemple, une brume parfumée que les jeunes s’appliquent souvent sur tout le corps ? On ne le sait pas. Ou est-ce, comme on le suppose par les emballages ? L’équipe de l’Inserm a fourni des produits d’hygiène « safe » pendant cette période. De quel type de produits s’agit-il ? Du bio ? Du solide ? Pareil, aucune précision là-dessus. Et pourtant, on aimerait vraiment savoir quels types de produits sont problématiques, histoire de ne pas, une fois de plus, rejeter la faute sur l’ensemble des cosmétiques. Car les réactions ne se sont pas fait attendre. Les commentaires vont bon train sur les réseaux sociaux du genre « tout ça c’est de la M… moi je mets de l’huile sur mon visage et point ». Bien sûr, la dame qui nous dit ça ne précise pas si son huile pour le visage est stockée dans une bouteille de plastique bourrée de phtalates. Sans compter les habituels procès en futilité dès qu’on parle de beauté et de cosmétiques. Alors que des substances problématiques, il y en a absolument partout. Mais personne ne parle jamais de se passer de son legging de gym ou de sa polaire qui relarguent pourtant quantité de microplastiques qu’on ingère ensuite via l’eau (non) potable. Bref, dépassionner le débat est urgent et obtenir une information claire encore davantage, surtout à l’heure où de nombreux industriels cherchent à obtenir un report de la loi concernant les ingrédients à éliminer. Et au lieu de geindre, on se tourne vers le bio, qui, au moins, limite les dégâts. 

mercredi 29 avril 2026

Quelques chiffres qui font mal à la peau

89 % des français ne mettent de la crème solaire qu’en vacances.
C’est là qu’on mesure toute la difficulté à faire comprendre que le soleil ce n’est pas que la plage et la chaleur. Notre imaginaire est tellement imprégné de ces images que cela conditionne nos comportements. Alors que une heure de promenade sur la plage en Bretagne au moins d’avril, c’est aussi des dégâts sur la peau.
1,5 million de cancers de la peau diagnostiqués en 2020 dans le monde.
Des mélanomes qui peuvent métastaser mais aussi des carcinomes qui font mal et nécessitent des interventions parfois invalidantes (oui on vous enlève un bout de peau).
60 % des femmes se protègent contre 45 % des hommes : pourtant le cancer de la peau n’est pas du tout genré !

dimanche 26 avril 2026

Skinretin Body Cream, Mesoestetic

Il y a peu de produits spécifiques anti-âge corps qui sont sympas, la plupart ne sont pas assez hydratants ou s’étalent mal, mais comme cette marque espagnole, spécialisée dans l’anti-âge, a souvent des formules très agréables, je me suis laissée tenter. Elle reprend exactement les mêmes ingrédients que les produits visage, du rétinol donc et des exosomes (le dernier ingrédient à la mode). Bonne pioche, la texture est confortable sans poisser et elle sent super bon (mais pas trop fort non plus). Elle s’utilise sur le cou et le décolleté et la marque conseille comme tous les produits au rétinol de mettre un SPF 50 ensuite. Moi je dis juste de ne pas la mettre du tout si on a prévu de s’exposer au soleil. Elle coûte 59 € le tube de 200 ml. 

mercredi 22 avril 2026

Smart UV Lumi Shield, SPF 50, Sunlution

Convaincue ! Méfiante comme je suis, j’ai trouvé tout de suite bizarre que le Dr Passeron, ponte de la photoprotection et de la pigmentation lance sa propre gamme de produits solaires alors qu’il est consultant pour des marques hyper sérieuses comme La Roche Posay. Mais, à bien y regarder, la marque à laquelle il est associé, Sunlution, lui a laissé carte blanche pour développer les produits et ça, c’est inestimable. Bien lui en a pris, le produit protecteur est super réussi et très convaincant scientifiquement parlant. Il dit -en gros- que son produit assure une protection pour la journée sans qu’il soit nécéssaire d’en réappliquer. Tout ça grâce à une formule qui assure une grande stabilité aux filtres et donc une rémanence. On parle d’un solaire de ville, pas d’un produit solaire pour faire la sardine sur la plage, vous avez compris, je pense, la nuance. C’est sans parfum. Bon, évidemment, les packs ne sont pas les plus beaux du marché mais tant pis. Il coûte 39 €.

dimanche 19 avril 2026

Le cas Erborian

Marrant comme cette marque au départ franco-coréenne ne mettait pas trop en avant ses origines. Mais elle était tout à fait précurseur (précurseuse ?) de cette immense vague qu’on voit débarquer en ce moment. Du coup, entre temps, elle est devenue très coréenne, beaucoup plus qu’à ses débuts. Les mannequins sont asiatiques alors qu’avant non, et on a tout plein de packs écrits en Coréen. Façon de dire « on était là avant !"   

mercredi 15 avril 2026

Laissez sécher votre produit solaire

J’ai plein de questions en ce moment concernant la protection solaire au quotidien surtout avec tous les produits qui sortent sous forme de sérums et autres. Est-ce qu’on peut se maquiller dessus etc. Alors, il faut savoir déjà que les produits solaires ont fait d’énormes progrès ces dernières années concernant la stabilité des formules et leur « durabilité » -je ne sais pas comment le dire autrement- au cours de la journée. On dit souvent qu’un produit solaire doit se réappliquer toutes les deux heures mais c’est purement théorique. La plupart protègent la peau bien au-delà. Et oui on peut se maquiller par dessus sans éliminer la protection. Toutefois, ce qu’il faut savoir c’est que les produits solaires les plus efficaces forment une sorte de maillage en surface. Après les avoir appliqués, il faut les laisser sécher quelques minutes. On peut ensuite se maquiller par-dessus, cela n’enlèvera pas la protection. A condition de ne pas frotter comme une dingue mais de tapoter son fond de teint et/ou sa poudre. J’ai un nouveau joujou qui m’a permis de le vérifier, c’est un petit miroir de poche avec une lumière noire spéciale UV. En gros, on voit où on a mis du produit et où on l’a oublié (chez moi les oreilles alors que je connais une voisine qui a eu un mélanome sur l’oreille, je devrais être avertie…). Et quand on ne passe pas sa journée en plein soleil, on a encore de la protection en fin de journée.

dimanche 12 avril 2026

Faut pas se gêner Bourjois !

J’avoue que je me suis dit en le recevant « Woaww, ils sont gonflés ! » Car le nouveau blush Bourjois ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Merit. Même dôme et même pack transparent et ne coûte que 13,90 € (alors que Merit est à 29 €). Niveau résultat c’est très proche mais il y a moins de teintes et c’est donc moins subtil. Le hic ? C'est le parfumage bien trop prononcé et trop gourmand. Surtout que parfumer un blush, franchement, quel intérêt ?