…menée sur une centaines d’étudiantes de 18 à 30 ans à qui on a demandé de se passer de cosmétiques et qui ont vu leur concentration de perturbateurs endocriniens dans les urines baisser en cinq jours seulement. Ok c’est du lourd. Mais l’étude, hélas, soulève encore plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. On retrouve dans leurs urines du bisphénol A qui est interdit depuis 2005 dans les cosmétiques. Pourquoi en retrouve-t-on ? D’où vient-il ? Impossible de le savoir puisque l’étude ne précise pas quels produits ont été appliqués. Est-ce, par exemple, une brume parfumée que les jeunes s’appliquent souvent sur tout le corps ? On ne le sait pas. Ou est-ce, comme on le suppose par les emballages ? L’équipe de l’Inserm a fourni des produits d’hygiène « safe » pendant cette période. De quel type de produits s’agit-il ? Du bio ? Du solide ? Pareil, aucune précision là-dessus. Et pourtant, on aimerait vraiment savoir quels types de produits sont problématiques, histoire de ne pas, une fois de plus, rejeter la faute sur l’ensemble des cosmétiques. Car les réactions ne se sont pas fait attendre. Les commentaires vont bon train sur les réseaux sociaux du genre « tout ça c’est de la M… moi je mets de l’huile sur mon visage et point ». Bien sûr, la dame qui nous dit ça ne précise pas si son huile pour le visage est stockée dans une bouteille de plastique bourrée de phtalates. Sans compter les habituels procès en futilité dès qu’on parle de beauté et de cosmétiques. Alors que des substances problématiques, il y en a absolument partout. Mais personne ne parle jamais de se passer de son legging de gym ou de sa polaire qui relarguent pourtant quantité de microplastiques qu’on ingère ensuite via l’eau (non) potable. Bref, dépassionner le débat est urgent et obtenir une information claire encore davantage, surtout à l’heure où de nombreux industriels cherchent à obtenir un report de la loi concernant les ingrédients à éliminer. Et au lieu de geindre, on se tourne vers le bio, qui, au moins, limite les dégâts.
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